[Illustration de couverture]
TRIAL DES CRIMINELS DE GUERRE MAJEURS
DEVANT
LE TRIBUNAL MILITAIRE INTERNATIONAL
NUREMBERG 14 NOVEMBRE 1945 - 1 OCTOBRE 1946
[Illustration]
PUBLIÉ À NUREMBERG, ALLEMAGNE 1947
Ce volume est publié conformément à la direction du Tribunal par le Secrétariat du Tribunal, sous la juridiction de l'Autorité de Contrôle des Alliés pour l'Allemagne.
[Illustration : Sceau de Nuremberg]
Note de l'éditeur
Malgré le soin méticuleux apporté à cette édition, certaines inexactitudes peuvent s'y glisser, certaines provenant des orateurs eux-mêmes. Afin de fournir une représentation fidèle du Dossier, nous évitons les modifications, mais des notes de correction seront imprimées dans le volume final.
Le Bureau du Secrétaire général serait reconnaissant si le lecteur faisait remarquer toute erreur ou omission, afin qu'elles soient également incluses dans la liste des corrections.
_S. Paul A. Joosten_ Vice-secrétaire général.
Adresse : Lawrence Deems Egbert, Éditeur Archives du Tribunal Militaire International APO 696 A, Armée des États-Unis.
VOLUME V
TEXTE OFFICIEL
EN ANGLAIS
PROCÉDURES
9 janvier 1946 — 21 janvier 1946
CONTENU
Trentee journée, mercredi 9 janvier 1946, Session matinale 1 Session après-midi 31
Trente-et-une journée, jeudi 10 janvier 1946, Session matinale 65 Session après-midi 100
Trente-deuxième journée, vendredi 11 janvier 1946, Session matinale 131 Session après-midi 159
Trente-troisième journée, lundi 14 janvier 1946, Session matinale 197
Trente-quatrième journée, mardi 15 janvier 1946, Session matinale 230 Session après-midi 260
Trente-cinquième journée, mercredi 16 janvier 1946, Session matinale 296 Session après-midi 329
Trente-sixième journée, jeudi 17 janvier 1946, Session matinale 368 Session après-midi 399
Trente-septième journée, vendredi 18 janvier 1946, Session matinale 434 Session après-midi 459
Trente-huitième journée, samedi 19 janvier 1946, Session matinale 489
Trente-neuvième journée, lundi 21 janvier 1946, Session matinale 520 Session après-midi 547
TRENTE-NEUVIÈME JOURNÉE Mercredi 9 janvier 1946
_Session matinale_
SIR DAVID MAXWELL-FYFE (Procureur général adjoint pour le Royaume-Uni) : Votre Tribunal, lorsque le Tribunal s'est interrompu, je venais de traiter les deux derniers documents concernant la Norvège, que j'ai présentés comme Pièces GB-140 et GB-141. Leurs numéros sont 004-PS et D-629.
Votre Seigneur, pour votre commodité, le premier document, auquel je ferai référence dans quelques minutes, est le Document numéro 1871-PS.
LE PRÉSIDENT (Lord Justice Sir Geoffrey Lawrence) : Je l'ai ici.
SIR DAVID MAXWELL-FYFE : Votre Seigneur, avant d'y aller, je veux juste dire un mot sur l'agression contre les Pays-Bas—la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.
Les faits concernant l'agression contre ces pays, pendant la période où ce défendeur était ministre des Affaires étrangères, ont été énoncés intégralement par mon ami M. Roberts, et je pense que si je donne au Tribunal la référence à la transcription aux pages 1100 à 1125 (Volume III, pages 289 à 307), je n'ai pas besoin de retenir le Tribunal sur cette partie de l'affaire. Je rappelle seulement au Tribunal que l'action de ce défendeur en tant que ministre des Affaires étrangères à laquelle on peut porter attention est la publication d'une déclaration le 10 mai 1940 aux représentants de la presse étrangère concernant les raisons de l'invasion des Pays-Bas par l'Allemagne ; et ces raisons, en ma respectueuse soumission, se sont avérées fausses par les preuves produites par M. Roberts, qui apparaissent dans cette partie de la transcription.
Votre Seigneur, je passe ensuite à l'agression en Europe du Sud-Est contre la Grèce et la Yougoslavie, et le premier moment de temps à cet égard est la réunion de Salzbourg en août 1939, à laquelle le Défendeur Von Ribbentrop a participé, lorsque Hitler a annoncé que l'Axe avait décidé de liquider certains neutres. C'est le Document 1871-PS, que je mets maintenant comme Pièce GB-142, et le passage auquel je voudrais référer le Tribunal se trouve à la page 2 de la version anglaise, deux tiers vers le bas de la page, au milieu du cinquième paragraphe, six lignes depuis le haut. Votre Seigneur trouverez les mots « En général ».
LE PRÉSIDENT : Oui.
SIR DAVID MAXWELL-FYFE : Je souhaite citer là-bas :
« En général, il serait préférable de liquider les pseudo-neutres les uns après les autres. Cela se fait assez facilement si un partenaire de l'Axe protège l'arrière de l'autre, puisque ce dernier élimine l'un des neutres incertains. L'Italie peut considérer la Yougoslavie comme un tel neutre incertain. Lors de la visite du prince régent Paul, il (le Führer) a suggéré, particulièrement en ce qui concerne l'Italie, que le prince Paul clarifie son attitude politique envers l'Axe par un geste. Il avait pensé à une connexion plus étroite avec l'Axe et au retrait de la Yougoslavie de la Ligue des Nations. Le prince Paul a accepté ce dernier point. Récemment, le prince régent était à Londres et cherchait à obtenir la réassurance des puissances occidentales. La même chose s'est reproduite dans le cas de Gafencu, qui était également très raisonnable lors de sa visite en Allemagne et qui a nié tout intérêt pour les objectifs des démocraties occidentales. Par la suite, il a été appris qu'il avait adopté une position contraire en Angleterre. Parmi les pays des Balkans, l'Axe ne peut compter que sur la Bulgarie, qui est, en quelque sorte, une alliée naturelle de l'Italie et de l'Allemagne. »
Puis manquait à dire.