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Project Gutenberg

The Life Of Thomas Paine, Vol. 2. (of 2) With A History of His Literary, Political and Religious Career in America France, and England

Conway, Moncure Daniel

2011enGutenberg #37702Original source
Chimera55
Graduate

Translated from English. Translation by TranslateGemma 4B.

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Produit par David Widger

LA VIE DE THOMAS PAINE

AVEC L'HISTOIRE DE SA CARRIÈRE LITTÉRAIRE, POLITIQUE ET RELIGIEUSE EN AMÉRIQUE, FRANCE ET ANGLIE

Par Moncure Daniel Conway

À laquelle est ajouté un esquisse de Paine par William Cobbett (Jamais publié)

Volume II.

1899

LA VIE DE THOMAS PAINE.

{1793}

CHAPITRE I. « TUER LE ROI, MAIS PAS L'HOMME »

Le héros de Dumas, le docteur Gilbert (dans « Ange Pitou »), une idéalisation de Paine, interprète ses espoirs et ses horreurs à l'ouverture de l'année fatidique de 1793. Les pamphlets du docteur Gilbert ont aidé à fonder la liberté dans le Nouveau Monde, mais il voit que cela peut être le germe de la ruine totale pour le Vieux Monde.

« Un nouveau monde », répéta Gilbert ; « c'est-à-dire, un vaste espace ouvert, une table claire sur laquelle travailler,--pas de lois, mais pas d'abus ; pas d'idées, mais pas de préjugés. En France, trente mille lieues carrées de territoire pour trente millions de personnes ; c'est-à-dire, si l'espace est réparti également, il y a à peine de place pour un berceau ou un tombe pour chacun. Au-delà, en Amérique, deux cent mille lieues carrées pour trois millions de personnes ; des frontières qui sont idéales, car elles bordent le désert, c'est-à-dire l'immensité. Dans ces deux cent mille lieues, des rivières navigables, ayant un cours de mille lieues ; des forêts vierges, dont seul Dieu connaît les limites,--c'est-à-dire tous les éléments de la vie, de la civilisation et d'un avenir brillant. Oh, comme il est facile, Billot, lorsqu'un homme est appelé Lafayette et est habitué à manier l'épée ; lorsqu'un homme est appelé Washington et est habitué à réfléchir profondément,--à quel point il est facile de combattre contre des murs de bois, de terre, de pierre, de chair humaine ! Mais lorsque, au lieu de fonder, il faut détruire ; lorsque nous voyons dans l'ordre ancien des choses auxquelles nous sommes obligés d'attaquer,--des murs d'idées passées et en ruine ; et que derrière les ruines, même de ces murs, des foules de personnes et d'intérêts se réfugient encore ; lorsque, après avoir trouvé l'idée, nous trouvons que pour que les gens l'adoptent, il faudra peut-être décimer ces gens, des anciens qui se souviennent jusqu'à l'enfant qui doit encore apprendre ; de la mémoire qui est le monument de l'instinct qui en est le germe,--alors, oh alors, Billot, c'est une tâche qui fera frissonner tous ceux qui peuvent voir sous l'horizon.... Je persévérerai cependant, car même si je vois des obstacles, je peux percevoir la fin ; et cette fin est splendide, Billot. Ce n'est pas seulement la liberté de la France que je rêve ; c'est la liberté du monde entier. Ce n'est pas l'égalité physique ; c'est l'égalité devant la loi,--l'égalité des droits. Ce n'est pas seulement la fraternité de nos propres citoyens, mais de toutes les nations.... Avancez alors, et par les tas de nos corps morts, on marchera un jour les générations dont ce garçon est à l'avant-garde !

Bien que le docteur Gilbert ait été à la Bastille, bien qu'il échappe à peine à la balle d'un révolutionnaire, il essaie d'unir le trône et le peuple. Comme nous l'avons vu, Paine a lutté jusqu'à ce que le Roi prenne son envol et, sous sa propre signature, ait marqué tous ses engagements comme des mensonges extorqués. Désormais, pour le Roi personnellement, il n'a aucun respect ; pourtant, le but de toute sa vie est maintenant de sauver celui du prisonnier. Outre son horreur humaine de la peine capitale, surtout dans un cas qui implique les têtes de milliers de personnes, Paine voit Nemesis façonner ses roues dans toutes les parties de l'Europe, et son gouvernail à travers l'océan,--où l'Amérique voit chez Louis XVI son libérateur.

L'illégalité de Paine, annoncée par Kersaint à la Convention, le 1er janvier, fut plus éloquente pour la colère que pour la clémence. Sous de telles menaces, la majorité a hésité à épargner Louis avec la Nouvelle Année ; la fierté française s'est levée, et avec Danton, il était impatient de défier les despotes en leur jetant la tête d'un roi. Le pauvre Paine trouva ses camarades en retraite. Quelle valeur aurait eu une connaissance de la langue française pour ce leader républicain du monde, juste à ce moment-là l'homme seul qui cherchait sans sommeil à sauver la vie d'un Roi ! Il ne put plaider auprès de ses républicains enragés, qui finirent par écraser même Brissot, au point de l'entraîner dans le plan fatal de voter pour la mort du Roi, associé à l'acceptation du verdict du peuple. Paine vit qu'à ce moment-là il n'y avait pas de peuple, mais seulement un clan infurié. Il défendait alors un espoir désespéré, mais il lutta avec un héroïsme qui aurait commandé l'hommage de l'Europe si ses cours n'étaient pas aussi des clans. Il trouva un stratagème qui espérait pouvoir, dans cette dernière extrémité, sauver la véritable révolution d'une inhumanité suicidaire. C'était la seule proposition statemane de l'époque : que le Roi soit tenu en otage du comportement pacifique des autres rois, et, lorsque leur guerre contre la France aura cessé, exilé dans les États-Unis.

Le 15 janvier, avant le vote sur la punition du Roi, Paine donna son discours manuscrit au président : le débat fut clos avant qu'il ne puisse être lu, et il fut imprimé. Il argua que l'Assemblée, en ramenant Louis lorsqu'il avait abdiqué et fui, était la plus coupable ; et contre ses transgressions, il fallait se souvenir que par son aide les chaînes de l'Amérique furent brisées.

« Que les États-Unis soient alors le gardien et l'asile de Louis Capet. Là, à l'avenir, éloigné des misères et des crimes de la royauté, il pourra apprendre de la présence constante de la prospérité publique que le véritable système de gouvernement n'est pas composé de monarques, mais de représentations justes, égales et honorables. En rappelant cette circonstance et en soumettant cette proposition, je me considère comme un citoyen des deux pays. Je la soumets en tant qu'Américain qui ressent la dette de gratitude qu'il doit à chaque Français. Je la soumets en tant qu'homme qui, bien qu'adversaire des rois, n'oublie pas qu'ils sont soumis aux faiblesses humaines. Je soutiens ma proposition en tant que citoyen de la République française, parce qu'elle me semble la meilleure et la mesure la plus politique qui puisse être adoptée. Dans la mesure où mon expérience le permet. »

The Life Of Thomas Paine, Vol. 2. (of 2) With A History of His Literary, Political and Religious Career in America France, and England — Conway, Moncure Daniel — Arc Codex Library