Ce live a également été animé par Louise Vallée et Lily Martens (service Photo).
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Donald Trump avait menacé un peu plus tôt, mercredi, de détruire des infrastructures civiles iraniennes et de « prendre le contrôle de l’île de Kharg ». Les bombardements ont repris durant la nuit de mardi à mercredi dans le Golfe, alors que se tient un sommet de l’OTAN en Turquie.
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« Le Pakistan exhorte toutes les parties à honorer leurs engagements respectifs au titre du protocole d’accord d’Islamabad », a déclaré le ministère des affaires étrangères pakistanais dans un communiqué appelant également « toutes les parties à faire preuve de retenue ».
Les affrontements qui ont éclaté entre les Etats-Unis et l’Iran malgré la trêve prendront fin « très rapidement », a déclaré le président américain à l’issue d’un sommet de l’OTAN, à Ankara. « Je ne pense pas que la guerre va recommencer », a-t-il assuré.
« Ils [les Iraniens] ont frappé quelques navires et donc on les a frappés beaucoup plus fort », mais « nous n’avons pas l’intention de continuer sur le long terme », a-t-il ajouté.
L’Organisation maritime internationale (OMI), l’agence de l’ONU chargée de la sécurité en mer, a adopté mercredi une résolution pour réaffirmer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz, après avoir évalué à environ 6 000 le nombre de marins toujours bloqués dans le Golfe.
« Il faut veiller à ce que les voies de navigation vitales, y compris les détroits servant à la navigation internationale, restent ouvertes et accessibles aux transports maritimes internationaux », a réaffirmé l’OMI dans un texte non contraignant adopté par une majorité de ses Etats membres réunis à Londres cette semaine.
Insistant sur l’importance du « droit de passage » sans « discrimination de droit ou de fait entre les navires étrangers », l’agence a également encouragé à respecter « les droits et la sécurité des gens de mer ».
« L’Inde est profondément préoccupée par les récentes attaques et l’escalade des tensions au Moyen-Orient, qui ont suivi de nouvelles attaques contre des navires commerciaux transitant par les voies navigables internationales de la région », a affirmé le ministère des affaires étrangères indien dans un communiqué.
New Delhi a appelé toutes les parties à « faire preuve de retenue, à désamorcer les tensions et à garantir la protection des civils, ainsi que la continuité des approvisionnements énergétiques et du commerce ». Le communiqué exhorte les parties à renouer le dialogue et la voie diplomatique, « afin de parvenir à une solution pacifique et durable au conflit ».
L’Inde, qui importe une part importante de son pétrole brut via des routes maritimes liées au Moyen-Orient, a maintes fois appelé à la stabilité dans la région et à la protection des voies commerciales maritimes essentielles à l’approvisionnement énergétique mondial.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, « très inquiet », « appelle toutes les parties à faire preuve du maximum de retenue, à éviter toute nouvelle escalade et à prendre des mesures immédiates pour une désescalade », et appelle Téhéran et Washington à « reprendre les négociations de façon urgente », a déclaré à la presse son porte-parole, Stéphane Dujarric.
Il a en outre mis en garde contre le risque de « conséquences catastrophiques pour les populations de la région » en cas de retour à des hostilités à grande échelle.
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Huit membres des forces armées iraniennes ont été tués dans les dernières frappes américaines contre l’Iran, a annoncé la télévision d’Etat, citant un communiqué de l’armée.
Ces militaires, appartenant aux forces aériennes et navales de l’armée iranienne, ont été tués à Bandar-e Abbas, dans le sud de l’Iran, et à Bouchehr, dans le Sud-Ouest, a-t-elle précisé.
Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse mercredi, secouées par la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui a entraîné une nette remontée des prix du pétrole.
La Bourse de Paris a cédé 2,18 %, Francfort a reculé de 2,23 % et Londres de 1,66 %, quand Milan a lâché 1,22 %.
Le premier ministre britannique, Keir Starmer, a appelé les Etats-Unis et l’Iran à « revenir au cessez-le-feu » et à mettre en œuvre l’accord visant à rouvrir le détroit d’Ormuz.
S’exprimant lors du sommet de l’OTAN, à Ankara, M. Starmer a averti que la situation économique se dégraderait au Royaume-Uni comme ailleurs si les violences se prolongeaient. « Les factures des ménages risquent d’augmenter si nous ne réglons pas cette situation le plus rapidement possible », a-t-il déclaré, selon Al-Jariza.
Selon lui, garantir la stabilité, maintenir le détroit d’Ormuz ouvert et mettre en œuvre le protocole d’accord permettront de « réduire » les répercussions sur l’économie britannique. « C’est essentiel pour la région et pour le monde », a conclu le premier ministre britannique, selon les propos rapportés par la BBC.
« La Turquie reste optimiste mais prudente », a déclaré Recep Tayyip Erdogan, ajoutant qu’il espérait que le protocole d’accord entre Washington et Téhéran contribuerait à ramener la paix au Moyen-Orient, selon les propos rapportés par la chaîne Al-Jariza.
Le président turc a toutefois averti que des mesures « doivent être prises contre les provocations », lors d’une conférence de presse en marge du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie, aux côtés d’Emmanuel Macron.
Le baril de brent, référence mondiale du brut, s’est envolé mercredi au-dessus de 80 dollars, après de nouvelles déclarations de Donald Trump menaçant de frapper « fort » l’Iran la nuit prochaine, le marché s’inquiétant d’un nouveau blocage du stratégique détroit d’Ormuz.
Déjà en forte hausse après que le président des Etats-Unis avait affirmé plus tôt que le cessez-le-feu avec l’Iran était « terminé », le prix du baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, bondissait de 8,04 % vers 17 h 20 (heure à Paris), à 80,12 dollars, évoluant au plus haut depuis plus de deux semaines.
Le cours de son équivalent américain, le baril de west texas intermediate (WTI), pour livraison en août, grimpait, lui, de 7,65 %, à 75,83 dollars.
« Les sites radar, les postes de surveillance, tout ce qui servait à perturber la navigation dans le détroit d’Ormuz – tout ce que [les Iraniens] pensaient avoir reconstruit ou toute capacité qu’ils utilisaient – a été pris pour cible la nuit dernière », a affirmé le secrétaire à la défense américain, Pete Hegseth, en marge de la rencontre entre le président américain, Donald Trump, et son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Ankara, en Turquie.
« Cette nuit, si nécessaire et sur vos ordres, Monsieur le Président, nous frapperons davantage de cibles, et plus en profondeur », a-t-il assuré, selon les propos rapportés par l’un des comptes du département de la défense américain sur le réseau social X.
Les Etats-Unis envisagent de rétablir leur blocus naval des ports iraniens et des navires qui leur sont associés, a déclaré le président américain.
« Nous pourrions instaurer le blocus, ou le rétablir. Il ne viserait que l’Iran. Tous les autres pourront faire ce qu’ils veulent », a affirmé Donald Trump lors du sommet de l’OTAN à Ankara, en Turquie.
Les Iraniens « essaieront de mouiller des mines s’ils le peuvent », mais les Etats-Unis disposent de dragueurs de mines capables de les neutraliser, a-t-il assuré. M. Trump a également ajouté que des pays de l’OTAN avaient proposé, lors du sommet, d’envoyer des dragueurs de mines au Moyen-Orient.
Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a affirmé avoir dit à Donald Trump que tout accord avec l’Iran devait être durable, tout en imputant à Téhéran la responsabilité de la violation du cessez-le-feu et de la reprise des hostilités, selon les propos rapportés par la chaîne Al-Jazira.
La Bourse de New York évolue en recul mercredi, s’inquiétant de la nouvelle escalade au Moyen-Orient après les violents échanges de frappes entre Washington et Téhéran, qui fait grimper les cours du pétrole et le coût de la dette américaine.
Vers 16 h 05 (heure à Paris), le Dow Jones cédait 0,94 %, l’indice Nasdaq – à forte coloration technologique – perdait 0,35 % et l’indice élargi S&P 500 reculait de 0,47 %.
Le président américain a estimé que les frappes de la nuit contre l’Iran avaient eu un « énorme impact », détruisant notamment selon lui des sites de radars de surveillance iraniens. « En une journée, nous pourrions abattre tous les ponts d’Iran », ainsi que leurs centrales électriques a estimé le président américain, affirmant que l’Iran ne pourrait « rien y faire ».
« Si on doit le faire, on les détruira [les centrales et les ponts] », a-t-il ajouté, menaçant également les usines de dessalement. « On les détruira s’il faut le faire », a-t-il insisté.
M. Trump a aussi déclaré qu’il avait ordonné, mardi soir, de « tout bombarder » sur l’île de Kharg, mais de ne « pas toucher les conduits » de carburant. « Nous pourrions prendre le contrôle de l’île de Kharg », a-t-il justifié en marge du sommet de l’OTAN à Ankara.
Les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran « vont se poursuivre » malgré la reprise des affrontements ces dernières heures, a estimé mercredi Emmanuel Macron, appelant à « continuer d’avancer avec beaucoup de calme, de sang-froid et de patience ». « Il y a eu une violation de cet accord par les frappes iraniennes qui ont conduit à une réponse américaine. Je pense que les Iraniens ont tort de faire ces frappes, qui contreviennent à ce qu’ils ont eux-mêmes signé », a dit le président français à la presse à l’issue d’un sommet de l’OTAN à Ankara.
Lors d’une conférence de presse aux côtés du président ukrainien en marge du sommet de l’OTAN, à Ankara, Donald Trump est revenu sur les frappes américaines de la nuit dernière, estimant que les Etats-Unis avaient « frappé très fort ». « Nous allons probablement les frapper de nouveau ce soir », a-t-il ajouté. « Un petit avertissement : nous allons les frapper fort ce soir ».
« Ils ne peuvent pas avoir l’arme nucléaire, c’est pour ça que je suis là », a fait valoir Donald Trump. « S’ils l’avaient, ils l’utiliseraient, et je ne peux pas laisser ça se produire ».
Alors que le trafic s’était « intensifié » dans la zone surveillée du détroit d’Ormuz, le 7 juillet, avec 41 passages, selon les données de la plateforme Kpler, « la situation opérationnelle s’est complexifiée », rapporte-t-elle mercredi sur X. « La multiplication des mouvements “sombres” ou “inconnus” a mis en évidence un manque de confiance généralisé sur le marché », précise-t-elle.
Kpler signale aussi deux nouveaux incident impliquant des pétroliers près d’Oman. « L’attention se déplace désormais de la reprise du trafic vers la sécurité, la conformité et la gestion des risques liés aux itinéraires », précise la plateforme.
« En raison de la situation actuelle dans le sud de l’Iran, tous les aéroports de la province du Hormozgan sont fermés et les vols ont été annulés », a annoncé le directeur des aéroports de la province méridionale, cité par l’agence de presse ILNA.
Plusieurs lignes électriques aériennes ont été endommagées au Koweït par des éclats d’obus résultant des opérations de défense aérienne menées lors des attaques iraniennes, a annoncé le ministère de l’électricité, l’eau et l’énergie renouvelable sur X. Ces dégâts n’ont toutefois pas entraîné de coupure d’électricité ni de distribution d’eau, précise le ministère.
