Entre le 21 juin et le 3 juillet, 240 ruches ont été dérobées dans la région d'Orezza, en Castagniccia. Une enquête pour vol a été ouverte par le parquet de Bastia.
"Je suis arrivé le matin et j'ai découvert qu'ils m'avaient tout pris."
Apiculteur dans la région d'Orezza, Gérard Laurenti-Gherardi s'est fait dérober, entre le 21 juin et le 3 juillet, 140 de ses ruches. "Il ne m'en reste plus que de 12", déplore-t-il.
Une "catastrophe" pour le producteur. "Ce sont plusieurs années de travail, de sélection, ce sont des reines qui devaient produire le miel de l'année prochaine...", se désole-t-il.
"Un vol comme ça, c'est historique, c'est énorme. Ils mettent deux exploitations au tapis, nous avions déjà assez de difficultés et là, c'est le coup de grâce", confie l'apiculteur. Car en plus de ses ruches, 100 autres ont été dérobées sur le terrain voisin. Soit, au total, un vol de 240 ruches.
"Inacceptable"
De quoi susciter l'indignation du syndicat AOP miel de Corse.
"Si la pratique n'est hélas pas nouvelle, l'ampleur de ce vol est ahurissante", a commenté son président, Matteu Tristani, sur les réseaux sociaux, rappelant que la profession est déjà touchée cette année par "des mortalités record" et "des productions moribondes".
Et d'ajouter : "Cet acte ignoble menace la pérennité de deux exploitations qui pratiquent l'apiculture depuis des années avec sérieux et engagement. Au-delà de la perte économique, cet acte lâche met à mal le psychique des apiculteurs, qui se battent au quotidien pour maintenir leur cheptel, leurs abeilles et la biodiversité de tous."
Le syndicat Via Campagnola a, de son côté, dénoncé "un acte inacceptable", apportant son "soutien aux apiculteurs victimes".
Enquête ouverte
Contacté ce mardi 7 juillet, le parquet de Bastia confirme "qu’une enquête a été ouverte et que les investigations sont en cours pour identifier les auteurs". Elles ont été confiées à la brigade de gendarmerie de Piedicroce.
