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Le président ukrainien a affirmé, dans la semaine, que les Etats-Unis faisaient pression pour que Kiev retire entièrement ses troupes de sa région orientale du Donbass pour mettre fin à la guerre.
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La Russie obtient une résolution du Conseil des droits de l’homme de l’ONU
La Russie a fait adopter, vendredi, une résolution par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Le texte présenté par Moscou semblait anodin, se contentant d’appeler les pays à célébrer dignement le 60e anniversaire de l’adoption des pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme. Il a été adopté par 26 voix pour sur 47 membres du Conseil, aucune contre, et 21 abstentions, principalement de pays occidentaux.
Ce vote marque une première pour un texte rédigé par la Russie depuis la suspension du pays du Conseil suite à son invasion de l’Ukraine en février 2022.
Des observateurs ont dénoncé le fait que la Russie ait utilisé un texte en apparence anodin pour empêcher les pays de voter contre. « La résolution déposée par la Fédération de Russie est une tentative cynique de renouer avec un organe dont elle a été exclue il y a quatre ans », a déclaré Dave Elseroad, de la Human Rights House Foundation, à l’Agence France-Presse.
Avant le vote, un représentant russe a appelé au soutien de tous les « États pour qui le respect des droits de l’homme n’est pas un simple slogan politique ».
Plusieurs diplomates occidentaux ont pris la parole pour affirmer leur plein soutien aux pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme, en ajoutant qu’ils ne pouvaient voter pour ce texte.
« Il est inapproprié que la Russie présente ce texte au Conseil alors qu’elle viole de manière flagrante nombre des principes et valeurs contenus dans ces traités », a dit Eleanor Sanders, ambassadrice britannique pour les droits de l’homme, devant le Conseil. « L’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie est l’exemple le plus flagrant de sa volonté de violer la quasi-totalité des droits inscrits dans les deux pactes qu’elle prétend commémorer dans cette résolution », a-t-elle fait valoir.
Le point sur la situation, vendredi 27 mars à 21 heures
- Washington évoque un possible redéploiement d’armes mais dément conditionner des garanties de sécurité à un retrait ukrainien du Donbass a expliqué le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio à l’issue d’une réunion du G7 près de Paris.
- Jean-Noël Barrot regrette que Sergueï Lavrov ait « pu dérouler tranquillement sa propagande » sur France 2. « Non, la Russie ne défend pas le droit international. Ni en Iran, ni en Ukraine, ni ailleurs », a déclaré le ministre des affaires étrangères. L’ambassadeur d’Ukraine en France, Vadym Omelchenko, a dénoncé une « tribune à un criminel de guerre ».
- La France déploie quatre Rafale en Lituanie pour renforcer la mission de l’OTAN de protection du ciel des Etats baltes dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing.
- La Russie critique la décision des Etats-Unis de conditionner une éventuelle coopération économique à des progrès dans les négociations sur l’Ukraine a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.
- Le Kremlin dément qu’une « contribution des entreprises » à « l’opération spéciale » ait été demandée par Vladimir Poutine lors d’une réunion à huis clos entre le président russe et des chefs d’entreprise.
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Washington évoque un possible redéploiement d’armes mais dément conditionner des garanties de sécurité à un retrait ukrainien du Donbass
Les Etats-Unis n’excluent pas de rediriger vers leurs propres besoins des armes initialement destinées à l’Ukraine, a confirmé le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio. Interrogé sur de possibles réaffectations liées aux besoins militaires au Moyen-Orient, il a dit que « rien n’a été redirigé pour le moment », tout en reconnaissant que cela « pourrait arriver ».
Washington insiste sur le fait que ces équipements, financés par les alliés de l’OTAN dans le cadre du programme PURL, restent des « armes américaines » susceptibles d’être utilisées en priorité pour les intérêts nationaux des Etats-Unis. « Si les Etats-Unis ont un besoin militaire, nous passerons toujours en premier », a-t-il affirmé, tout en soulignant que le programme d’approvisionnement de l’Ukraine n’a, pour l’heure, pas été affecté.
Le secrétaire d’Etat a accusé le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de « mentir » en affirmant que les Etats-Unis conditionnaient l’octroi de garanties de sécurité à l’Ukraine à des concessions territoriales de ce pays en faveur de la Russie. « C’est un mensonge. J’ai vu [M. Zelensky] dire cela, et c’est regrettable qu’il l’ait dit, car il sait que ce n’est pas vrai. »
Il a expliqué que toute garantie de sécurité pour l’Ukraine ne pourrait intervenir qu’après la fin de la guerre, estimant qu’une telle mesure avant un accord reviendrait à s’impliquer directement dans le conflit. Il a également répété ne pas pousser Kiev à céder du territoire : « Nous avons expliqué à la partie ukrainienne ce que les Russes exigent. Nous ne le préconisons pas. Nous l’avons exposé. Le choix leur appartient. Ce n’est pas à nous de décider pour eux. Nous ne leur avons jamais dit qu’ils devaient accepter ou refuser », selon Marco Rubio.
« Notre rôle est d’essayer de comprendre ce que veulent les deux parties et de voir s’il est possible de trouver un terrain d’entente. La décision revient en dernier ressort à l’Ukraine. Si elle ne souhaite pas prendre certaines décisions ou faire certaines concessions, la guerre se poursuivra. Il en va de même pour la partie russe : si elle ne veut pas faire de concessions, la guerre continuera. Nous continuerons à tenter de faciliter ce qui est possible. Si cela ne l’est pas, alors le conflit se poursuivra », a conclu le secrétaire d’Etat.
Jean-Noël Barrot regrette que Sergueï Lavrov ait « pu dérouler tranquillement sa propagande » sur France 2
A l’issue d’une réunion du G7 près de Paris, le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a commenté, vendredi, l’interview de Sergueï Lavrov diffusée au journal télévisé de France 2 :
« Puisque M. Lavrov a pu dérouler tranquillement sa propagande hier soir sur une chaîne de télévision française, permettez-moi de lui porter la contradiction. Non, la Russie ne défend pas le droit international. Ni en Iran, ni en Ukraine, ni ailleurs. M. Lavrov, on ne défend pas le droit international en lançant une guerre d’agression. On ne défend pas le droit international en envahissant un pays voisin. On ne défend pas le droit international en niant la souveraineté d’une nation. Et le recours débridé à la force, en dehors de tout cadre juridique, n’est rien d’autre qu’une expression bestiale de brutalité.
Non, la Russie n’épargne pas les civils. Et j’en veux pour preuve les charniers de Boutcha, les horreurs de Marioupol, les bombardements d’hôpitaux, de maternités ou d’écoles ukrainiennes. M. Lavrov, les enfants d’Ukraine que la Russie déporte dans des camps de redressement pour essayer d’effacer leur histoire et leur identité sont eux aussi des civils. Les faits sont là. Il s’agit de crimes de guerre documentés.
Non, les Européens ne ferment pas les yeux quand cela les arrange. Notre positionnement est très clair. Partout où elles adviennent, la France dénonce et se mobilise contre les violations du droit international et du droit international humanitaire : en Ukraine, par la Russie ; en Israël, par le Hamas ; à Gaza, par Israël ; au Liban, par Israël ; en Israël, par le Hezbollah ; au Soudan, par les forces armées ; en Syrie et en Irak, par les bourreaux des yézidis ; en Iran, par le régime des mollahs. M. Lavrov, si vous cherchez des preuves d’hypocrisie, n’allez pas loin, elles se trouvent dans votre propre camp.
Non, la France ne muselle pas les journalistes. M. Lavrov, en Europe, on compte 20 000 médias d’information. Si seulement il y en avait autant en Russie. Chez vous, les rédactions indépendantes comme Novaïa Gazeta, Echo of Moscow ou Dojd TV ont été systématiquement fermées ou contraintes à l’exil. Et toute information allant contre la ligne officielle du Kremlin est tout simplement interdite. Les journalistes font face à des violences, des menaces et des intimidations. Je pense au sort réservé à la journaliste Anna Politkovskaïa et aux nombreux journalistes tués ou poursuivis, y compris notre compatriote Antoni Lallican, pris pour cible par un drone russe sur le front ukrainien. Voilà la réalité, M. Lavrov. Quatrième mensonge. La liste est encore longue, je pourrais continuer longtemps. Comme j’ai été nominativement pris à partie par mon homologue russe, il me paraissait important de faire cette mise au point. Car répéter des mensonges à une heure de grande écoute n’en fait pas des vérités. »
La France déploie quatre Rafale en Lituanie pour renforcer la mission de l’OTAN de protection du ciel des Etats baltes
La France déploie, à partir de samedi, quatre avions de combat Rafale en Lituanie pour assurer la protection de l’espace aérien des Etats baltes pour une durée de quatre mois, a annoncé vendredi le ministère des armées.
Ce déploiement s’inscrit dans le cadre de la mission de l’OTAN Baltic Air Policing (BAP), en place depuis 2004 quand la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, pays dépourvus d’aviation de chasse, ont rejoint l’Alliance atlantique.
Les quatre avions et la centaine d’aviateurs du détachement français seront affectés sur la base de Siauliai, en Lituanie, selon un communiqué du ministère.
Il s’agit de la douzième fois depuis 2004 que la France assure cette mission au profit de l’OTAN dans les pays baltes. Elle prend le relais d’un contingent espagnol.
Les appareils de l’OTAN sont régulièrement amenés à intercepter des avions russes s’approchant de l’espace aérien de l’Alliance.
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Des Ukrainiens ont été expulsés des Etats-Unis et mobilisés en Ukraine, selon CNN
Selon la chaîne d’information CNN, des Ukrainiens arrêtés par le service de l’immigration américain, l’ICE, puis expulsés des Etats-Unis ont ensuite été mobilisés à leur arrivée en Ukraine. La chaîne explique que 45 hommes en âge de combattre ont été expulsés vers la Pologne puis remis aux autorités ukrainiennes, certains étant immédiatement transférés vers des centres de recrutement, notamment ceux qui étaient recherchés pour avoir tenté d’échapper à la mobilisation. Le service des frontières d’Ukraine a expliqué à CNN que sur les 45 hommes 24 étaient recherchés pour avoir échappé à la conscription.
Tous les hommes âgés de 25 à 60 ans sont soumis à la mobilisation. Selon le ministère de la défense ukrainien, environ 2 millions d’entre eux sont actuellement « recherchés » pour avoir fui la conscription et quelque 200 000 soldats sont considérés comme étant absents sans autorisation.
Le programme américain « Uniting for Ukraine » (U4U), lancé en 2022, a permis à des Ukrainiens fuyant la guerre d’entrer aux Etats-Unis. Environ 280 000 en ont bénéficié avant qu’il ne soit suspendu en janvier 2025.
Washington prévient ses alliés d’éventuelles perturbations des livraisons d’armes à l’Ukraine
L’administration Trump a averti ses alliés que les livraisons d’armes américaines à l’Ukraine pourraient être perturbées dans les prochains mois, le Pentagone privilégiant leur utilisation pour le conflit en Iran, selon des responsables européens, rapporte le site d’information Politico.
Selon plusieurs sources citées par le Washington Post, jeudi, le Pentagone envisage de rediriger vers le Moyen-Orient des armes achetées par l’OTAN pour l’Ukraine dans le cadre du programme Prioritised Ukrainian Requirements List (PURL). Des munitions, notamment des missiles pour les systèmes de défense aérienne Patriot, pourraient être concernées, ont rapporté ces sources, alors que le sujet devait être évoqué par le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, lors d’une réunion du G7 près de Paris.
L’OTAN a de son côté affirmé que le soutien en cours n’avait pas été affecté. « Nous n’avons reçu aucun signal – ni de l’Alliance ni des Etats-Unis – indiquant que les armes allouées à l’Ukraine dans le cadre du programme PURL pourraient être réorientées vers le Moyen-Orient », a affirmé, jeudi, à l’Agence France-Presse l’ambassadrice ukrainienne auprès de l’OTAN, Alyona Getmanchuk.
La Russie critique la décision des Etats-Unis de conditionner une éventuelle coopération économique à des progrès dans les négociations sur l’Ukraine
Le Kremlin a critiqué, vendredi, la décision des Etats-Unis de conditionner une éventuelle coopération économique avec la Russie à des progrès dans les négociations sur l’Ukraine, estimant que ce lien « nuit aux intérêts » des deux pays. « Nous pensons que c’est une approche erronée », a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, alors que les discussions pour mettre fin au conflit restent bloquées sur les exigences maximalistes de Moscou.
Malgré cette impasse, la Russie continue de promouvoir une coopération économique d’envergure avec Washington. Dans un message sur X, le 18 février, Kirill Dmitriev, l’émissaire de Vladimir Poutine affirmait que la levée des sanctions pourrait ouvrir la voie à des projets communs de grande ampleur, notamment dans l’énergie, les matières premières et le nucléaire, pour des montants de plusieurs milliers de milliards de dollars.
Bonjour,
Pour l’instant, il n’y a pas eu de réaction officielle. La société des journalistes de France Télévisions a pris la défense de Léa Salamé. Pour son président, Valéry Lerouge, la journaliste a mis M. Lavrov « devant les faits », en parlant de frappes sur des « écoles, des hôpitaux », et de « milliers de civils ukrainiens morts dans cette guerre ». « Elle lui a dit que nous en avons les preuves sur le terrain », a-t-il insisté auprès de l’Agence France-Presse (AFP). Sollicitée par l’AFP, la direction de France Télévisions n’avait pas réagi dans l’immédiat.
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« Mr. Nobody contre Poutine » : le documentaire oscarisé interdit en Russie, son réalisateur classé « agent de l’étranger »
Le ministère de la justice russe a annoncé vendredi que Pavel Talankin, réalisateur du documentaire oscarisé Mr. Nobody contre Poutine, avait été ajouté au registre des « agents de l’étranger », un label utilisé par le Kremlin pour réprimer ses détracteurs.
Dans une notice accompagnant sa décision, le ministère de la justice russe, sans nommer le documentaire, a accusé M. Talankin, aujourd’hui âgé de 35 ans, d’avoir « disséminé de fausses informations sur des décisions prises et des politiques menées par les autorités russes » et de s’être opposé à l’offensive en Ukraine.
Peu après sa victoire aux Oscars, un comité des droits humains rattaché à la présidence russe avait accusé le film d’avoir utilisé des images de mineurs sans le consentement de leurs parents. Pour ce motif, un tribunal russe a interdit de diffusion, jeudi, le documentaire sur trois plateformes de streaming dans le pays, la juge estimant également qu’il comprenait « des signes de propagande véhiculant une attitude négative à l’égard du gouvernement » et du président russe, Vladimir Poutine.
Marco Rubio s’oppose à ses homologues du G7 sur l’Iran et l’Ukraine
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et ses homologues du G7 ont affiché leurs divergences sur les conflits en Iran et en Ukraine, sur fond de désaccord sur une éventuelle implication européenne dans le Golfe, rapporte Bloomberg. Washington reproche aux Européens leur manque de soutien, Marco Rubio affirmant que les Etats-Unis sont « constamment sollicités » pour aider en Ukraine sans recevoir de réponses équivalentes lorsque leurs propres intérêts sont en jeu.
Les pays européens ont rejeté la demande de Donald Trump d’envoyer des forces navales pour sécuriser le détroit d’Ormuz, estimant qu’une telle mission ne pourrait intervenir qu’après la fin des bombardements. Berlin a jugé les conditions juridiques « non réunies » et a indiqué n’avoir reçu aucune demande précise, tandis que Paris a confirmé préparer une éventuelle mission défensive, tout en soulignant que « cette guerre n’est pas la nôtre ».
Polémique après l’interview de Sergueï Lavrov sur France 2 : l’Ukraine dénonce une « tribune à un criminel de guerre »
L’ambassadeur d’Ukraine en France, Vadym Omelchenko, a regretté vendredi sur X la diffusion sur France 2, jeudi, d’une interview de Sergueï Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe, qui est vivement critiquée.
« Je pense qu’aujourd’hui beaucoup de gens pour qui les valeurs comptent vraiment se posent la question : à quoi bon offrir une tribune à un fasciste ordinaire et à un criminel de guerre ? », s’interroge le diplomate en français, sur X, faisant référence à l’entretien de M. Lavrov diffusé jeudi par la chaîne publique.
Cocktails Molotov contre le centre culturel russe à Prague, la police tchèque enquête
La police tchèque a annoncé vendredi enquêter sur une attaque au cocktail Molotov contre la Maison de la Russie à Prague, un centre pour la culture et la science ouvert en 1971, à une époque où l’ancienne Tchécoslovaquie était dirigée par des communistes sous la tutelle de Moscou. Elle a ajouté qu’elle recherchait toujours l’assaillant.
« Des bouteilles remplies d’un mélange incendiaire ont été lancées contre le bâtiment. Trois d’entre elles ont explosé à l’extérieur et trois ont été jetées à l’intérieur, touchant le bâtiment de la bibliothèque », mais n’ont, elles, pas explosé, a-t-il détaillé.
La porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, a dénoncé un « acte barbare » auprès de l’agence de presse étatique TASS.
Le ministre de l’intérieur tchèque, Lubomir Metnar, a condamné cette attaque. « Une attaque contre n’importe quel bâtiment est inacceptable, quel qu’en soit le caractère ou le propriétaire », a-t-il écrit sur X.
Le Kremlin dément qu’une « contribution des entreprises » à « l’opération spéciale » ait été demandée par Vladimir Poutine
Un oligarque russe a proposé de verser une somme importante au budget de l’Etat, une initiative saluée par Vladimir Poutine mais présentée comme volontaire, selon le Kremlin. Dmitri Peskov, le porte-parole de la présidence russe a expliqué que cette proposition a été faite lors d’une réunion à huis clos entre le président russe et des chefs d’entreprise qui suivait la session plénière du congrès de l’Union russe des industriels et des entrepreneurs russes.
Le Kremlin a assuré que l’initiative ne venait pas de Vladimir Poutine et que ce dernier n’avait pas demandé de contribution aux entreprises. Moscou affirme également que ces fonds ne sont pas destinés à financer l’offensive en Ukraine.
Selon le média russe The Bell [considéré comme un agent de l’étranger par le Kremlin], le président aurait toutefois évoqué des dons volontaires pour soutenir l’effort de guerre, et l’homme d’affaires Souleïman Kerimov aurait proposé jusqu’à 100 milliards de roubles (environ 1,2 milliard de dollars), une information qui n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Le Financial Times rapporte, de son côté, qu’Oleg Deripaska, fondateur du géant de l’aluminium Rusal et figure majeure de l’industrie métallurgique russe, a également accepté de contribuer lorsqu’on le lui a demandé. Lors de cette réunion, Vladimir Poutine a déclaré que la Russie poursuivrait le combat jusqu’à la conquête des territoires restants du Donbass qui ne sont pas sous son contrôle. Il a ajouté que cette décision était nécessaire car l’Ukraine avait refusé de se retirer unilatéralement du Donbass lors des récentes négociations menées sous l’égide des Etats-Unis.
Cette initiative survient dans un contexte de pressions accrues sur les grandes fortunes, alors que l’Etat a multiplié les nationalisations d’actifs depuis 2022 et que l’économie russe montre des signes de ralentissement après plus de quatre ans de conflit en Ukraine.
Le point sur la situation, vendredi 27 mars à 14 heures
- L’interview de Sergueï Lavrov sur France 2 étrillée par de nombreux experts. « Séquence catastrophique sur le service public », a déploré le spécialiste de la Russie Dimitri Minic, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), « Une interview honteuse », a regretté le chercheur français Etienne Marcuz, de la Fondation pour la recherche stratégique. « Ce n’est pas une interview exigeante, c’est une plateforme offerte à la propagande russe pour dérouler son récit… », a jugé un autre chercheur, Antoine Bondaz.
- L’Ukraine et l’Arabie saoudite ont signé un accord de coopération qui jette les bases pour de futurs contrats, une coopération technologique et des investissements, et renforce le rôle international de l’Ukraine en tant que fournisseur de sécurité, annoncé Volodymyr Zelensky.
- La Russie dit avoir abattu 85 drones ukrainiens pendant la nuit, au-dessus d’oblasts ou de territoires proches de la frontière russo-ukrainienne (Briansk, Belgorod, mer Noire, Crimée). D’autres se sont infiltrés plus en profondeur : dans le nord-ouest du pays, au-dessus des oblasts de Pskov (frontalier de l’Estonie et de la Lettonie), Leningrad (frontalier de la Finlande et de l’Estonie) et de Vologda, et vers le centre, au-dessus de l’oblast de Moscou.
- L’Ukraine poursuit ses frappes contre des ports russes de la Baltique. Les ports pétroliers russes stratégiques de Primorsk et d’Oust-Louga, situés sur la mer Baltique, sont de nouveau la proie des flammes à la suite des attaques de drones survenues dans la nuit.
- L’armée ukrainienne affirme avoir repris 470 km² dans le sud du pays, dans le cadre de sa contre-offensive et avoir « neutralisé plus de 11 000 » soldats russes.
- L’Ukraine affirme avoir abattu plus de 10 000 drones russes à l’aide de drones intercepteurs, au cours du mois de février, soit plus de 350 par jour, en moyenne.
- L’Ukraine annonce avoir été attaquée par 102 drones russes pendant la nuit. Ces attaques ont occasionné des coupures d’électricité dans les oblasts de Kharkiv et de Kherson. Des milliers de personnes privées de gaz dans l’oblast de Poltava.
La Russie espère que la guerre au Moyen-Orient détourne les regards « de ses crimes en Ukraine », selon le chef de la diplomatie allemande
« [Vladimir] Poutine nourrit l’espoir cynique que l’escalade au Moyen-Orient détourne notre attention de ses crimes en Ukraine », a déclaré Johann Wadephul, le chef de la diplomatie allemande, à des journalistes en marge de la réunion du G7. « Ce calcul ne doit pas être couronné de succès », a-t-il ajouté, appelant à augmenter la pression sur Moscou.
« Le danger ne fait que s’accroître » en Ukraine, alerte l’ONU
La situation en Ukraine continue de se détériorer, avec un risque croissant pour les civils, a averti jeudi Nada Al-Nashif, la haut-commissaire adjointe aux droits de l’homme des Nations unies (ONU).
S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, Nada Al-Nashif a noté que la principale cause de décès et de blessures était les « attaques impliquant des drones à courte portée », tant dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien que sur le territoire occupé par la Russie.
Les données de l’ONU montrent qu’en 2025, au moins 580 civils ont été tués et 3 000 blessés lors de telles attaques. Mais rien qu’au cours des deux premiers mois de cette année, 107 civils ont été tués et 430 blessés, ce qui représente un quasi-doublement du taux de victimes. Pas moins de 95 % des victimes ont été causées par des drones à courte portée ciblant le territoire contrôlé par le gouvernement, a ajouté la haut-commissaire adjointe.
Le danger est également omniprésent dans les zones de première ligne occupées par la Russie, notamment dans le district d’Olechky, dans la région de Kherson, où les habitants font état d’« attaques fréquentes de drones ».
Elle a également mis en avant les préoccupations concernant les mauvais traitements « généralisés » et persistants infligés par la Russie aux soldats capturés. « Plus de 96 % des prisonniers de guerre ukrainiens que nous avons interrogés ont déclaré avoir été victimes de tortures et de mauvais traitements pendant leur captivité » depuis le début de l’invasion à grande échelle, en février 2022, a expliqué Mme Al-Nashif.
L’Ukraine affirme avoir abattu en février plus de 10 000 drones russes à l’aide de drones intercepteurs
Régulièrement attaquée par des drones russes, l’Ukraine a annoncé, ce matin, avoir abattu plus de 10 000 drones russes à l’aide de drones intercepteurs au cours du mois de février, soit plus de 350 par jour, en moyenne. « Un record » pour « la petite défense aérienne ukrainienne », écrit le ministère de la défense ukrainien sur Telegram.
Au fil des mois, l’Ukraine a développé une expertise dans ce domaine, et elle tente désormais de se rendre indispensable dans la guerre des drones. Ce matin, Volodymyr Zelensky a d’ailleurs annoncé la signature d’un accord de coopération avec l’Arabie saoudite. Selon un haut responsable ukrainien : « L’objectif de l’accord est que l’Ukraine aide [l’armée saoudienne] à développer tous les composants nécessaires à la défense aérienne qui [lui] font actuellement défaut [pour] contrer les Shahed et d’autres drones. »
La Russie mène une opération d’information contre les pays baltes, selon Riga
La Russie mène actuellement une « opération d’information coordonnée à grande échelle » contre la Lettonie, la Lituanie et l’Estonie, affirme le ministère de la défense letton, vendredi.
Selon Riga, Moscou accuse les Etats baltes de permettre l’utilisation de leur territoire pour des attaques ukrainiennes contre la Russie. Des allégations que le ministère a fermement démenties, assurant que ces pays « ne participent ni à la planification ni à l’exécution » des contre-offensives ukrainiennes. Les autorités baltes soutiennent l’Ukraine en lui fournissant une aide militaire, humanitaire et financière, tout en rappelant son « droit légitime à se défendre » face à l’invasion russe.
Pour le ministère letton, ces accusations visent à « détourner l’attention » des difficultés rencontrées par la Russie face aux frappes ukrainiennes contre ses infrastructures, notamment sur la côte de la mer Baltique. Riga estime également que cette campagne d’influence a pour objectif de discréditer l’OTAN, de diviser les sociétés baltes et de saper la confiance dans les institutions publiques, ainsi que le soutien à l’Ukraine.
Selon le ministère, ces opérations reposent notamment sur la diffusion de désinformation et l’utilisation de bots sur les réseaux sociaux, ciblant en particulier les populations russophones et les jeunes.
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Event: Ukraine naval vessels passing through Russian territorial waters without permission near Crimea
Date: November 25, 2018
Locations: Black Sea, Crimea (claimed by both Russia and Ukraine)
Actors: Ukraine, Russia

Executive Summary

Ukraine and Russia are in a tense standoff over the Black Sea, with Russia accusing Ukraine of violating international maritime laws by passing through its territorial waters without permission. The incident occurred near Crimea, a region annexed by Russia in 2014 but widely recognized as Ukrainian territory. Meanwhile, the United States has expressed concern over the situation and called on Russia to respect international law.

Full Take

This incident highlights the ongoing tension between Ukraine and Russia over Crimea, a region that has been disputed since Russia's annexation in 2014. The incident can be seen as a test of wills between the two countries, with Russia asserting its control over the region and Ukraine challenging it. The US involvement suggests potential geopolitical maneuvering, as the US often takes a firm stance against perceived Russian aggression.
Patterns detected: ARC-0024 Ambiguity (The situation is presented from different perspectives, each with its own validity), ARC-0043 Motte-and-Bailey (Russia presents a small issue as a larger problem to justify stronger responses).
Root cause: The dispute over Crimea is rooted in historical and political differences between Ukraine and Russia. The region's status remains contentious due to Russia's annexation, which was widely condemned by the international community.
Implications: This incident could escalate tensions between Ukraine and Russia, potentially leading to further military confrontations or diplomatic sanctions. The US involvement may signal a deeper geopolitical conflict, with the US taking a strong stance against Russian actions in Ukraine.
Bridge questions: What is the long-term impact of this incident on relations between Ukraine and Russia? How might other nations respond to such provocative actions by Russia? What diplomatic solutions could potentially resolve the ongoing dispute over Crimea?

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