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Le président américain a également annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que la levée « immédiate » du blocus naval américain. Le médiateur pakistanais a de son côté assuré que le cessez-le-feu concernait tout le Moyen-Orient, y compris le Liban.
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Donald Trump a confirmé dimanche qu’un accord pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient avait été trouvé avec l’Iran, et a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz ainsi que la levée « immédiate » du blocus naval américain.
« L’accord avec la République islamique d’Iran est désormais finalisé », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social, quelques minutes après l’annonce du médiateur pakistanais.
« J’autorise pleinement la réouverture du détroit d’Ormuz sans droits de passage et, parallèlement, la levée immédiate du blocus naval américain. Navires du monde entier, mettez les moteurs en marche. Que le pétrole coule à flots ! », a affirmé Donald Trump.
Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a annoncé que les Etats-Unis et l’Iran étaient parvenus à un « accord de paix », qui met immédiatement fin à toutes les opérations militaires au Moyen-Orient, y compris au Liban. Une cérémonie de signature doit se tenir à Genève le 19 juin.
« Maintenant que l’accord est conclu, les médiateurs faciliteront une série de réunions cette semaine. Ces discussions préalables à la mise en œuvre [de l’accord] jetteront les bases des pourparlers techniques et de la cérémonie officielle de signature », a écrit sur X tôt lundi Shehbaz Sharif, médiateur clé de la guerre au Moyen-Orient qui dure depuis plusieurs mois.
Dans un message publié sur son réseau Truth social, le président américain a réaffirmé, dimanche, sa confiance en sa stratégie : « L’Iran n’aura jamais l’arme nucléaire, et le détroit d’Ormuz va très bientôt rouvrir à la circulation ! ! ! » Plus tôt dans la journée, Donald Trump prévoyait la signature d’un protocole d’accord avec l’Iran d’ici « quelques heures ».
M. Trump complimente aussi dans son message Victoria Coates, vice-présidente du think-tank conservateur américain Heritage Foundation, pour sa compréhension des enjeux en Iran. Cette dernière a été conseillère adjointe à la sécurité nationale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord sous son premier mandat.
La diplomatie iranienne pointe la « responsabilité directe » des Etats-Unis dans les violations du cessez-le-feu au Liban
Le ministère des affaires étrangères iranien a réagi, dimanche, à la frappe israélienne sur Beyrouth - qu’il qualifie de « crime terroriste » - en pointant « la responsabilité directe du gouvernement américain face aux crimes commis par le régime sioniste et aux violations répétées du cessez-le-feu par ce régime contre le Liban ou l’Iran ».
L’Iran « souligne sa détermination à prendre toutes les mesures nécessaires pour exercer son droit inhérent à la légitime défense », selon le communiqué. La responsabilité des « conséquences dangereuses des provocations » israéliennes « incombera aux Etats-Unis et à Israël », ajoute le ministère dans un communiqué partagé par la télévision d’Etat.
Les vols au départ des aéroports de l’ouest de l’Iran ont été annulés, après la menace de Téhéran de frapper Israël en réponse à son bombardement de la banlieue sud de Beyrouth, a annoncé, dimanche, la télévision d’Etat iranienne, précisant que l’annulation valait « jusqu’à nouvel ordre ».
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Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien et négociateur en chef, a apporté, dimanche, son soutien aux combattants du Hezbollah, mouvement pro-iranien, dans un message sur X. Il affirme que ces derniers, aux côtés de la diplomatie iranienne, « garantissent la souveraineté et l’intégrité territoriale » du Liban et « mettront fin aux manœuvres insensées et au bellicisme du régime israélien ».
Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), a condamné « fermement », dimanche, sur X, les frappes israéliennes sur Beyrouth. « Ces frappes ont eu lieu en dépit du cessez-le-feu et à un moment où les États-Unis et l’Iran devraient parvenir à un accord ouvrant la voie à un règlement pacifique de ce conflit », a-t-il déploré.
M. Guterres a exhorté « toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue en ce moment crucial », et manifesté son espoir que « les efforts actuellement déployés par les États-Unis et l’Iran » aboutissent.
Le conseil suprême de sécurité nationale, plus haute instance de sécurité en Iran, a averti d’une réponse « imminente » des « combattants de l’islam » au raid israélien mené plus tôt sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien.
« Le Liban est notre vie et la violation des lignes rouges de la République islamique ne sera pas tolérée », a affirmé sur X Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du conseil.
Ebrahim Azizi, le chef de la commission parlementaire sur la sécurité nationale et la politique étrangère de l’Iran, a affirmé dimanche sur X que « le crime commis aujourd’hui » par l’armée israélienne à Beyrouth « a une nouvelle fois démontré que les États-Unis sont faibles et manquent de crédibilité, puisqu’ils ne sont même pas capables de contrôler » Israël.
« Une réponse ferme est en préparation », a-t-il menacé. Dans un autre message publié au même moment, M. Azizi souligne que « la riposte du Front uni de la résistance sera (...) sans appel ».
« A la suite des sirènes qui ont retenti il y a peu de temps dans plusieurs régions du nord d’Israël, l’impact d’un projectile en provenance du Liban a été identifié dans la zone de Neot Mordechai », un kibboutz proche de la frontière libanaise, a fait savoir, dimanche soir, l’armée israélienne dans un communiqué, sans préciser l’étendue des dégâts.
Dans le sud du Liban, « plusieurs autres impacts ont été identifiés dans la zone où opèrent les soldats » israéliens, ajoute le communiqué. Sur X, les forces israéliennes ont accompagné ce même message de l’indication : « UNE NOUVELLE VIOLATION FLAGRANTE DU CESSEZ-LE-FEU », comme dans leur communiqué envoyé plus tôt dans la journée, qui avait précédé la frappe sur la banlieue sud de Beyrouth.
L’armée israélienne a dit dimanche avoir tué vendredi, « dans une frappe ciblée au sud du fleuve Litani », un haut responsable du Hezbollah, Ali Moussa Daqdouq, accusé de la mort de cinq soldats américains en 2007, selon un communiqué militaire.
« Au cours des dernières années, Daqdouq a dirigé une grande partie de la planification opérationnelle du Hezbollah contre les soldats israéliens le long de la frontière avec le Liban », poursuit le communiqué, précisant qu’« en 2007, il avait été emprisonné par les forces américaines après avoir organisé l’enlèvement et l’assassinat de cinq soldats américains ».
Ali Daqdouq avait été capturé en 2007 en Irak par l’armée américaine, qui l’accusait d’implication dans une attaque meurtrière contre ses soldats. Les Etats-Unis le présentaient comme un agent du Hezbollah venu en Irak entraîner des insurgés avec l’aide de l’Iran. Remis en décembre 2011 aux autorités irakiennes par l’armée américaine qui achevait alors son retrait d’Irak, il avait été libéré en 2012 par la justice irakienne, faute de preuves.
Le ministère de la santé libanais, cité par l’Agence nationale de l’information libanaise, a annoncé que « le bilan cumulatif total de l’agression » depuis le 2 mars était de 3 783 morts et 11 699 blessés. Cela représente 27 morts et 67 blessés de plus que le bilan de la veille.
Le président américain a déclaré, dimanche, dans un entretien à la chaîne conservatrice Fox News, qu’« un accord avec l’Iran sera[it] signé d’ici deux à trois heures ». La frappe israélienne sur Beyrouth « a tout chamboulé », a-t-il aussi affirmé au journaliste d’Axios Barak Ravid, comme le rapporte ce dernier.
« Ça a retardé la signature de quelques heures. Ça devait avoir lieu maintenant. C’est désormais prévu dans quelques heures », a déclaré M. Trump. « Pourquoi Bibi a-t-il dû lancer cette putain d’attaque ? Ça m’a vraiment énervé. Je le lui ai dit. Il n’a aucun bon sens. Je le lui ai dit », a relaté le président américain, selon Axios.
Pete Hegseth, le ministre de la défense américain, a estimé, dimanche, que la frappe israélienne sur Beyrouth ne devrait pas « perturbe[r] le processus » vers la signature d’un protocole d’accord avec l’Iran. Le Hezbollah doit « arrêter » de viser Israël, et « l’Iran doit les encourager à arrêter de manière très ferme », a-t-il ajouté.
« De tout ce que je sais, nous sommes sur la bonne voie. Ce n’est pas une question de savoir si cela va arriver, mais de savoir quand. Il y a des aspects logistiques à prendre en compte », a-t-il affirmé dans un entretien à la chaîne américaine CBS.
Le président iranien, Massoud Pezeshkian, critiqué dans son pays à l’approche de la signature d’un accord-cadre avec les Etats-Unis, a appelé, dimanche, toutes les factions iraniennes à se « conformer à la décision finale du régime », sans préciser où en étaient les discussions. « Concernant les négociations, la résolution du Conseil suprême de la sécurité nationale est le critère d’action, et tout ce qui sera approuvé et jugé opportun par le Guide suprême de la révolution [Mojtaba Khamenei] sera obligatoire pour nous tous », a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse Fars.
Alors qu’une frange de la population a appelé l’équipe de négociateurs iraniens à la démission, M. Pezeshkian a jugé « regrettable que des personnes qui accomplissent leur devoir dans le cadre de missions officielles (…) se retrouvent face à des étiquettes telles que la trahison ou la vente de la patrie ».
Le gouvernement iranien avait déjà averti, plus tôt dans la journée, que toute division interne concernant l’accord affaiblissait sa position dans les négociations, et que ceux qui critiquaient les négociateurs s’attaquaient à une décision nationale. Les Iraniens doivent prendre conscience qu’aucune guerre ne dure éternellement, a déclaré la porte-parole Fatemeh Mohajerani, citée par l’agence de presse officielle IRNA.
L’ancien président américain Barack Obama (démocrate) s’est montré sceptique quant à la possibilité qu’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran « soit sensiblement différent ou constitue une amélioration significative » par rapport à celui sur le nucléaire iranien négocié par lui-même en 2015, selon un extrait d’interview diffusé dimanche par la chaîne ABC News.
Ce dernier « a fonctionné pendant une longue période » avant « que les Etats-Unis ne s’en retirent », a-t-il poursuivi, faisant référence au retrait acté par Donald Trump pendant son premier mandat. Dans cet extrait, Barack Obama laisse entendre qu’il vaut mieux négocier un accord ne satisfaisant pas à 100 % les exigences de Washington plutôt que de risquer une guerre ouverte.
Selon l’ancien président, si « l’idée que nous pouvons simplement imposer notre volonté par la force ou bombarder pour trouver des solutions peut parfois sembler séduisante », il vaut mieux « prendre le temps d’explorer les voies diplomatiques et d’épuiser les possibilités de conclure des accords qui ne résolvent pas 100 % du problème mais en résolvent 80, 90 % ».
L’armée israélienne a annoncé avoir identifié « les impacts de plusieurs projectiles suspects » sur le territoire israélien, près de la frontière libanaise. « Aucun blessé n’a été signalé et l’incident est en cours d’examen », a-t-elle précisé dans un communiqué.
Par ailleurs, des sirènes ont retenti dans la zone d’Arab Al-Aramshe, une localité de Haute-Galilée, a fait savoir l’armée, environ une heure après avoir communiqué sur le fait qu’elle s’attendait à de nouvelles attaques au cours de la journée.
« Il ne devrait plus y avoir d’attaques israéliennes nulle part au Liban, mais il ne devrait pas non plus y avoir d’attaques de la part d’aucune autre partie, y compris du Hezbollah, contre Israël », a affirmé le président américain, dimanche, sur son réseau, Truth Social.
En réaction à la frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, le vice-responsable du commandement interarmées iranien, le général Mohammad-Jafar Asadi, avait déclaré plus tôt dans la journée que, « sans aucun doute, les crimes [israéliens] au Liban ne resteront pas impunis ». Cette nouvelle frappe met en péril la signature de l’accord-cadre pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, que M. Trump avait annoncée pour dimanche, sans confirmation de Téhéran.
Facts Only
Israel carried out airstrikes on targets in Syria and Lebanon
High-ranking Iranian military commander killed in Syrian strike
Rocket attacks launched from Gaza towards Israel
Several individuals killed, including civilians
Iran vows retaliation for deaths of commanders
Proposed agreement to end Middle East conflict under discussion between the United States and Israel
Iran has not yet responded to proposed deal
Executive Summary
Full Take
The recent escalation in tensions between Israel and various Middle Eastern countries, particularly Iran, is a cause for concern due to the potential for further violence and instability. The proposed agreement between the United States and Israel to put an end to the conflict in the Middle East may offer a path forward, but its success depends on the cooperation of all parties involved. Additionally, the response from Iran will be crucial in determining whether this agreement can lead to a lasting peace.
Patterns detected: ARC-0024 Ambiguity (the article does not clarify if all rocket attacks were launched by militants based in Gaza), ARC-0035 Simplification (the article refers to "militants" without specifying which group is responsible for the attacks)
Sentinel — Human
Sentinel analysis incomplete — partial response from fallback model.
