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Marine Le Pen a déclaré samedi être prête à soutenir Jordan Bardella si elle ne peut pas concourir une quatrième fois à l'Élysée. Elle le défendra "avec une grande énergie, une grande conviction et une grande confiance", a-t-elle déclaré devant les militants réunis pour un "banquet champêtre" à Liévin, dans le Pas-de-Calais.
Marine Le Pen s'est dite potentiellement prête samedi 4 juillet à passer le flambeau à Jordan Bardella si la cour d'appel de Paris confirme son inéligibilité. À l'issue du jugement, le Rassemblement National donnera le nom de son candidat à l'élection présidentielle de 2027.
Lors d'un "banquet champêtre" à Liévin, dans le Pas-de-Calais, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont affiché leur cohésion. Ils se sont jurés "confiance" et "amitié" devant des militants peu nombreux, pourtant en plein cœur du fief électoral de la patronne du Rassemblement national.
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Marine Le Pen s'est attablée, au pied de l'estrade, alors que la sono jouait un remix électro du "Mourir sur scène" de Dalida. Une de ses chansons fétiches, mais avec une résonance particulière à trois jours de la date fatidique.
Derrière, Jordan Bardella s'est attardé quelques minutes pour la rejoindre, multipliant les selfies avec des militants galvanisés. Populaire, sans doute, mais toujours fidèle à sa mentor.
"Je veux lui redire mon total soutien, ma totale amitié, lui redire que je me suis engagé pour elle en politique, pour la voir élue présidente de la République. Et j'espère bien la voir élue présidente de la République dans quelques mois", a-t-il déclaré.
Appelé à la remplacer au pied levé si la justice confirme l'inéligibilité de sa "candidate naturelle", son successeur à la tête du RN s'est inscrit en filiation directe. "Nous sommes tous les deux engagés en politique par devoir", et non "par ambition personnelle", avec la même "vocation sacrificielle de l'engagement politique", a-t-il souligné.
À sa suite, Marine Le Pen s'est dite prête à passer le flambeau "si la justice (lui) interdit de (se) présenter à la présidentielle", et à soutenir, "tous les jours", "avec une grande énergie, une grande conviction et une grande confiance" son poulain, pour qui elle a aussi "une immense amitié" et "une immense confiance" qu'il n'a "jamais trahie".
Quoi qu'il arrive mardi, "nous ne nous découragerons jamais, nous lutterons toujours, nous irons jusqu'au bout, jusqu'à la victoire", a-t-elle clamé devant ses partisans, dans ce bassin minier où elle dit avoir "tout vécu" - de "très belles victoires" comme de "douloureuses défaites".
"Soyez prêts pour cette bataille qui va démarrer"
Il fallait cette image d'unité pour faire taire les doutes nés des prises de positions dissonantes des deux champions du camp nationaliste, qui doivent convaincre de la solidité du "ticket" qu'ils entendent présenter aux électeurs quel que soit la décision de la cour d'appel.
L'ambiance contrastait avec la gravité de l'enjeu : friteries, granitas et tireuses à bière, avec une playlist des années 80 en fond sonore, sous le soleil tombant du Pas-de-Calais.
Le parti avait prévu 1 200 chaises, mais une partie d'entre elles sont restées vides.
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Parmi les quelques centaines de participants, Pascal, 60 ans, expliquait sans détour n'être "pas venu pour la fête", mais parce que "c'est le moment ou jamais pour que la France change" et qu'il croit à la force du "binôme" Le Pen-Bardella.
Bien sûr "ce serait dommage que Marine ne puisse pas y aller", reconnaît Emilie, 33 ans élue à Lillers, mais "à côté de ça le parti n'est pas à l'abandon, il y a Jordan pour prendre le relais".
De toute façon, pour Nicolas, 54 ans, "quel que soit le candidat c'est les idées qui priment" et "c'est pas uniquement pour les personnalités qu'on est là".
De programme, il fut cependant peu question dans les prises de parole du tandem, qui a aussi profité de l'occasion pour adresser quelques piques à ses principaux adversaires, Jean-Luc Mélenchon et sa "politique racialiste" ainsi que Gabriel Attal et Edouard Philippe, des "mini-Macron". Ce dernier tiendra son premier meeting de campagne dimanche à Paris.
Qu'importe le nom du candidat, le combat est lancé. "Soyez prêts pour cette bataille qui va démarrer", a averti Jordan Bardella.
"Ce n'est pas parce que nous avons des bons sondages qu'il faut aller à l'élection tranquillement", a mis en garde Marine Le Pen. La cheffe de file de l'extrême droite a conclu en citant le "Chant des partisans", hymne de la Résistance : "Ami si tu tombes, un ami sort de l'ombre à ta place".
Avec AFP

Sentinel — Human

Confidence

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