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Les activités ont repris normalement ce mardi 7 juillet au Centre de traitement d’Ebola de Rwampara, situé à une douzaine de kilomètres de Bunia, en province de l’Ituri. Cette reprise intervient au lendemain d’un mouvement de protestation mené par plusieurs prestataires engagés dans la riposte contre l’épidémie, qui réclament notamment le paiement de leurs primes, une revalorisation de leurs rémunérations et de meilleures conditions de travail.
Alors que l’épidémie continue de progresser dans la province, les tensions persistent au sein du personnel mobilisé pour la prise en charge des malades et les activités de surveillance. Plusieurs agents dénoncent des retards dans le paiement de leurs indemnités, des disparités salariales ainsi que des conditions de travail qu’ils jugent difficiles.
Selon les dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), publiées le 6 juillet, l’Ituri a enregistré 1 561 cas confirmés d’Ebola, dont 506 décès depuis le début de l’épidémie. Dans ce contexte sanitaire préoccupant, les perturbations observées dans certaines structures de la riposte suscitent de vives inquiétudes au sein de la population.
Lundi, plusieurs agents de la surveillance épidémiologique ont manifesté leur mécontentement en érigeant des barricades et en incendiant des pneus sur certains axes. Ils exigeaient une réponse rapide à leurs revendications. Malgré ces tensions, le fonctionnement du Centre de traitement d’Ebola de Rwampara a repris normalement dès mardi matin.
D’après plusieurs sources proches du dossier, des discussions sont actuellement en cours entre les représentants des prestataires et les responsables de la riposte afin de parvenir à un compromis susceptible d’apaiser la situation.
À Bunia, de nombreux habitants appellent les différentes parties à faire preuve de responsabilité afin de préserver la continuité des soins. Ils redoutent que les mouvements de protestation n’affectent la qualité de la prise en charge des patients et compromettent les efforts déployés pour contenir l’épidémie.
« Les malades ne doivent pas payer le prix de ce conflit. Il est important que les autorités compétentes et les prestataires trouvent rapidement une solution », estime un habitant de Bunia.
Dans un mémorandum adressé récemment au gouverneur militaire de l’Ituri, les prestataires de la riposte ont accordé un délai de 48 heures à la coordination nationale pour répondre à leurs revendications. À défaut d’une réponse jugée satisfaisante, ils menacent d’intensifier leur mouvement en lançant de nouvelles actions de protestation.
Cette situation intervient à un moment critique de la lutte contre Ebola en Ituri, où les autorités sanitaires sont appelées à concilier les exigences du personnel de santé et la nécessité de maintenir une réponse efficace face à l’épidémie.