Les mots sont affichés jusque sur les murs d’OpenAI : « Intelligence artificielle générale » (IAG ou AGI, en anglais). Un horizon fantasmé pour de nombreux chercheurs en IA, que certains espèrent pendant que d’autres le redoutent, persuadés que ce seuil de capacités, une fois franchi, rendra les IA dangereuses.
Une chimère ? Absolument pas, à en croire le président d’OpenAI, Greg Brockman. « A mes yeux, nous y sommes », lançait-il même le 3 septembre en présentant sa nouvelle génération d’IA à la presse américaine. Ou peut-être que si, à écouter un autre dirigeant d’OpenAI, son directeur général, Sam Altman en personne : la veille, au micro du podcast du journaliste Alex Heath, il qualifiait l’IAG de « terme marketing inapproprié ». « Certains l’emploient d’une façon, d’autres d’une autre façon », expliquait-il avec une prudence tranchant avec ses propos passés.
Endossé par une partie de la communauté, repoussé par d’autres, comme le président-directeur général d’Anthopic, Dario Amodei, le terme IAG pâtit effectivement des définitions trop nombreuses et discordantes qui circulent. Serait-ce une IA capable de remplacer le collègue moyen ? D’assurer le travail des meilleurs experts et dirigeants ? Autre chose ?
L’impossible inventaire des compétences humaines
Dans ce grand flou, une caractéristique commune revient tout de même souvent : on ne juge pas une IAG à son aptitude à reproduire le fonctionnement de notre cerveau, mais plutôt à sa capacité à abattre les mêmes travaux que les humains. Ce sont les preuves d’intelligence qui comptent, pas l’intelligence elle-même.
Pour certains chercheurs, comme Mark Avrum Gubrud, le physicien de l’université du Maryland qui fut le premier à formuler le concept en 1997, l’IAG doit pouvoir effectuer n’importe quelle tâche humaine − un niveau de compétences qu’il serait inconscient de laisser advenir sans s’assurer que l’on maîtrise parfaitement les comportements des IA.
L’autre définition dominante, défendue notamment par Meredith Ringel Morris, chercheuse chez Google DeepMind, se contenterait plutôt de celle d’une intelligence capable d’entreprendre une majorité des actions dont les humains sont capables. OpenAI se concentre sur une cible encore plus petite : les tâches ayant « une valeur économique », malheureusement sans préciser lesquelles n’en auraient pas.
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Facts Only
* OpenAI displays "Intelligence artificielle générale" (IAG or AGI) on its walls.
* Greg Brockman stated that they are at the threshold of achieving AGI.
* Sam Altman qualified IAG as a "marketing term" in one instance.
* Dario Amodei, CEO of Anthropic, was among those who were reportedly opposed to the term.
* A disagreement exists over whether IAG implies the ability to replace the average colleague or execute the work of top experts.
* One researcher, Mark Avrum Gubrud, posits that AGI must be able to perform any human task.
* Another perspective, advocated by Meredith Ringel Morris, suggests AGI should encompass the ability to undertake most actions humans can.
* OpenAI focuses on tasks with "economic value," but does not specify which tasks.
Executive Summary
Full Take
Sentinel — Human
The text exhibits a journalistic style characterized by synthesizing complex, evolving viewpoints on AGI definitions, relying on reported statements to explore an intellectual paradox rather than stating definitive facts.
