Crise à la Fifa : la Fédération française de football lâche à son tour Gianni Infantino
Sans surprise, la Fédération française de football (FFF) a décidé de retirer jeudi son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de la Fifa en mars prochain, annonce le journal Le Monde.
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La Fédération française de football (FFF) a annoncé, jeudi 10 septembre en début d'après-midi, qu'elle ne soutiendra pas la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la Fifa. Cette décision prise lors d'un comité exécutif organisé au siège de la FFF a été rendue publique par Le Monde selon une source proche du dossier.
Seul candidat déclaré au scrutin programmé le 18 mars, le dirigeant du football mondial s'accroche à son poste malgré les appels à la démission et la pression de plusieurs fédérations ou confédérations qui lui ont retiré leur soutien.
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Depuis plusieurs semaines, le monde du football se déchire autour de sa gouvernance, jugée opaque par ses adversaires, qui lui reprochent d'avoir élaboré sans concertation un projet de création d'une société commerciale ouverte à des investisseurs privés à hauteur de 20 % pour y loger les recettes de la Coupe du monde.
Levée de boucliers
Devant la levée de boucliers provoquée par la révélation de son projet, Gianni Infantino, à la tête de la Fifa depuis 2016, l'a abandonné quatre jours plus tard.
À propos de ce projet jugé "inapproprié", la FFF a été en désaccord sur le fond, la forme, la méthode et le manque de transparence, indique une source proche du dossier.
Plusieurs fédérations européennes avaient déjà retiré leur soutien à Gianni Infantino, à l'image de la Suède, de l'Écosse, de l'Italie et de la Belgique, au même titre que des collectifs de supporters, d'anciens joueurs, ou l'un des vice-présidents du conseil de la Fifa, le Hongrois Sandor Csanyi. Le Français Kevin Lamour, N°3 de la Fifa, a de son côté quitté ses fonctions après avoir désavoué le projet de Gianni Infantino.
Gianni Infantino a reçu en revanche le soutien "à l'unanimité" de la Confédération africaine (CAF, 54 fédérations affiliées). Le Camerounais Samuel Eto'o a notamment pris la défense du dirigeant italo-suisse.
Le président de la Fifa compte aussi sur l'appui d'une partie de la Confédération sud-américaine (Conmebol, 10) ainsi que celui d'autres fédérations comme celle d'Arabie saoudite, d'anciens joueurs et de personnalités politiques comme le président américain Donald Trump, avec qui il a affiché une grande proximité pendant la Coupe du monde nord-américaine cet été.
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Pour se faire réélire en mars prochain et prolonger son mandat, démarré en 2016 et reconduit en 2023, Gianni Infantino aura besoin d'une majorité simple de voix parmi les 211 fédérations affiliées à la Fifa. Les candidats ont jusqu'au 18 novembre pour se présenter.
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Aleksander Ceferin, le patron de l'UEFA, a annoncé qu'il ne briguerait pas la présidence de la Fifa mais, a-t-il fait savoir, si Gianni Infantino maintient sa candidature, "je pense que nous aurons un candidat contre lui. Je ne sais pas encore qui".
Selon différents médias, le Canadien Victor Montagliani, président de la Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes( Concacaf), pourrait entrer dans la bataille.
Avec AFP
Facts Only
* The French Football Federation (FFF) withdrew support for Gianni Infantino's candidacy for a new FIFA presidency.
* This decision was announced on September 10.
* The FFF disagreed with the creation of a commercial society allowing private investors 20% ownership of World Cup revenues regarding its content, form, method, and transparency.
* Gianni Infantino remains the sole candidate for the March vote.
* Several European federations (Sweden, Scotland, Italy, Belgium), supporter groups, and individuals (Sandor Csanyi, Kevin Lamour) withdrew their support for Infantino.
* The Confederation of African Football (CAF) provided unanimous support to Infantino.
* Support is also noted from the South American CONMEBOL (10 members), the Saudi Arabian federation, and some political figures like Donald Trump.
Executive Summary
Full Take
Sentinel — Human
This text functions as a factual journalistic summary of reported diplomatic shifts within FIFA governance, characterized by the careful citation of alleged sources regarding internal dissent.
