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EN DIRECT, présidentielle 2027 : Sébastien Lecornu propose un « effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros » pour 2027
« Si ce budget ne contenait aucune mesure d’économies, le déficit 2027 tutoierait les 6,5 % du PIB », prévient le premier ministre, qui a présenté les grandes lignes de sa copie budgétaire dans un entretien au « Figaro », dont un extrait publié jeudi.
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Marine Le Pen rencontre élus et sylviculteurs après les incendies
N’ayant pas été reçue à la mairie du Porge, faute d’accord du maire de la commune sinistrée, Marine Le Pen s’est rabattue dans la ville voisine du Temple, où l’attendaient quatre maires des environs et plusieurs représentants de la sylviculture, de l’agriculture et de l’économie locales.
La réunion en mairie a commencé avec du retard après la visite improvisée d’une femme dont la maison a brûlé dans les incendies au Porge. Durant une heure et demie, prenant des notes sur ses fiches Bristol, Marine Le Pen a acquiescé aux doléances des élus et professionnels, se montrant davantage à l’écoute que force de proposition. La plupart des intervenants ont notamment mis en cause l’absence de leçons tirées depuis les violents incendies de 2022.
« On vient là pour se parler des choses qui n’ont pas fonctionné », a-t-elle dit en ouverture de la réunion, tout en soulignant la solidarité entre villageois ou le travail des pompiers. La quadruple candidate à l’élection présidentielle, condamnée en appel pour détournements de fonds publics en juillet (elle s’est pourvue en cassation), a répété sa volonté qu’un budget pour 2027 − contenant notamment les aides aux zones victimes des incendies − soit adopté, « même imparfait ».
A la suite de cette table ronde, Marine Le Pen devait rencontrer des maires de Gironde en compagnie de la députée Edwige Diaz, tête de liste du parti aux élections sénatoriales du 27 septembre. Mme Diaz, qui croit en ses chances d’être élue à la chambre haute, a été épinglée le 16 septembre dans un article du site Les Jours pour des frais kilométriques astronomiques lors des élections législatives de 2024, lui valant un remboursement de 6 000 euros − malgré l’ampleur des trajets déclarés, la commission nationale des comptes de campagne n’avait pas objecté à cette déclaration.
Gabriel Attal souhaite relancer la construction des « Etats-Unis d’Europe »
Au lendemain du discours sur l’état de l’Union d’Ursula von der leyen, le candidat Renaissance s’est exprimé vers 17 heures, de l’usine Lattiude, à Reims, pour proposer de relancer la construction européenne. En difficulté dans les sondages face à Edouard Philippe, et en rupture personnelle avec le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, dont il essaye de se détacher, le candidat du parti présidentiel espère que cette déclaration sera son discours de la Sorbonne à lui, et permettra de créer le débat autour d’une proposition à visée fédéraliste.
Il propose de relancer « un vieux rêve Européen », la construction des « Etats-Unis d’Europe », qui se traduirait par une harmonisation des normes fiscales et économiques européennes d’un noyau dur d’Etats volontaires et ainsi œuvrer pour devenir plus performants, notamment dans l’intelligence artificielle, la conquête spatiale, mais aussi les vaccins. « Ce rêve est ancien », rappelle-t-il sous des applaudissements timides, en ajoutant que l’Europe des Vingt-Sept a « atteint ses limites ».
Mais, pour parvenir à tout cela, il estime qu’il est nécessaire de constituer un « véritable fédéralisme économique, technologique et écologique », et propose donc la disparition totale des frontières économiques au sein des Etats-Unis d’Europe et la mise en place d’une « politique inédite d’urgence écologique ».
« Pour cela nous devrons lever toutes les barrières qui persistent », poursuit-il « et ainsi aller vers la convergence des taux de tous nos impôts et taxes, à la création d’un droit du travail en commun… Il propose aussi une harmonisation des normes économiques et agricoles. Enfin, il propose l’achèvement de l’union bancaire et celle des marchés de capitaux. »
Il souhaite également une seule politique industrielle avec une stratégie de planification par filière. Cette nouvelle politique doit en priorité, selon lui, s’appliquer à l’industrie de défense.
« Avec l’Union européenne, nous avons fait le marché unique ; avec l’Euro, la monnaie unique. Ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de faire une économie unique », martèle-t-il. « Les Etats-Unis d’Europe seront une puissance écologique autant qu’une puissance économique », dit Gabriel Attal.
« Je propose de créer les Etats-Unis d’Europe en faisant le premier référendum européen, c’est-à-dire une consultation simultanée dans tous les pays qui ont vocation à les intégrer (…) Et soyons clairs, évidemment les compétences régaliennes resteront à la main des Etats. Le commandement de nos armées, la décision d’engager nos forces, notre diplomatie, notre sécurité intérieure et notre justice nationale. Chaque Etat les conservera », assure-t-il.
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Sébastien Lecornu propose un « effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros »
Après avoir convoqué son gouvernement en séminaire, jeudi, au sujet de ses orientations pour le budget 2027, Sébastien Lecornu a présenté les grandes lignes de sa copie dans un entretien au Figaro, dont un extrait a été mis en ligne jeudi après-midi.
Sébastien Lecornu y propose un « effort budgétaire » dans la prochaine loi de finances pour 2027 « d’environ 54 milliards d’euros, dans la stabilité fiscale ». Il prévient que « si ce budget ne contenait aucune mesure d’économies, le déficit 2027 tutoierait les 6,5 % du PIB ».
Parmi les dépenses que le gouvernement va devoir réussir à financer, le premier ministre cite notamment la hausse des dépenses de la Sécurité sociale, chiffrée à 22 milliards d’euros, la charge de la dette ou les dépenses de fonctionnement des collectivités locales.
Bonjour youul,
Vous faites sans doute référence aux critiques essuyées par Kylian Mbappé après qu’il a rechigné à porter un tee-shirt en soutien aux habitants de l’enclave espagnole de Ceuta.
Avant d’offrir la victoire au Real Madrid, l’attaquant avait en effet renâclé à porter un tee-shirt en soutien aux habitants de Ceuta, en Afrique du Nord – où plus de 70 000 immigrés illégaux en provenance du Maroc ont pénétré les 30 et 31 juillet –, une initiative lancée par l’Association valencienne des entrepreneurs et partagée par plusieurs clubs du championnat d’Espagne.
Tout comme son compatriote Ibrahima Konaté et le Brésilien Vinicius, le meilleur buteur de l’histoire des Bleus a retroussé, à son entrée sur la pelouse d’Elche (Espagne), le vêtement proclamant « Todos somos Caballas » (littéralement « Nous sommes tous des Maquereaux », le surnom familier des habitants de la ville autonome espagnole).
Sitôt les images de l’action relayées sur les réseaux sociaux, l’extrême droite française, des partis aux groupuscules, a couvert l’attaquant de critiques ou d’insultes. Ce camp, habituellement soucieux de défendre la liberté d’expression, ne pardonne pas au sportif ses prises de position publiques qui lui sont opposées, ou à rebours de sa vision de la société.
A ce sujet, nous vous invitons à lire l’article ci-dessous.
est ce que les candidats se sont prononcés sur l'IA et les lois urgentes de protection à mettre en place?
Bonjour,
Le thème de l’intelligence artificielle pourrait, en effet, s’imposer petit à petit dans la campagne. De Jean-Luc Mélenchon (qui évoquait sur X « l’urgence d’être indépendants et souverains ») à Jordan Bardella (« l’intelligence artificielle est déjà un sujet de souveraineté nationale majeur ») en passant par Gabriel Attal (qui parlait du risque d’une « vassalisation totale de la France »), de nombreux candidats disent vouloir que la France soit « souveraine » dans le domaine du numérique, mais proposent des manières très différentes d’y arriver.
Si les propositions avancées restent pour la plupart assez floues à ce stade de la campagne, une séquence politique faites d’interviews et d’échanges à ce sujet est prévue vendredi 25 septembre lors de l’Artificial Intelligence Marseille (AIM) 2026. Les débats seront menés par des journalistes, dont Brigitte Boucher, Rémy Buisine et Bruno Jeudy, en partenariat pour une diffusion sur BFM-TV et les plateformes de Brut.
Une invitation a été adressée aux différentes figures politiques de la scène nationale pour qu’elles viennent exposer leur vision de la souveraineté numérique et de la régulation de l’IA, et l’événement pourrait rassembler plusieurs candidats. Nous tiendrons, à cette occasion, un direct, qui sera l’occasion d’approfondir les positions des différents candidats sur la question.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Manuel Bompard sera aussi présent à la réunion à l’Elysée sur les conflits internationaux
Dans la matinée, Emmanuel Macron a invité les chefs des partis représentés au Parlement à une réunion à l’Elysée, vendredi, pour discuter des conflits internationaux et de leurs conséquences sur la France.
Dans l’après-midi, le coordinateur de La France insoumise (LFI) a annoncé sa présence. Les Républicains (LR) espéraient que que François-Xavier Bellamy, député européen, puisse s’y rendre à la place de Bruno Retailleau mais c’est finalement bien ce dernier qui se rendra à la réunion. Raphaël Glucksmann (Place publique) a aussi confirmé sa présence.
Dans la matinée, Gabriel Attal (Renaissance), Jordan Bardella (Rassemblement national), Fabien Roussel (Parti communiste français), Olivier Faure (Parti socialiste), François Bayrou (MoDem) et Marine Tondelier (Les Ecologistes) avaient déjà affirmé qu’ils se rendraient à l’Elysée.
Marine Le Pen interpellée au sujet des votes du RN sur le budget du SDIS
Alors que Marine Le Pen rencontre les sinistrés du Porge jeudi après-midi, un habitant l’interpelle : « Vous aviez voté contre le budget du SDIS [service départemental d’incendie et de secours] », dit-il, lui demandant d’expliquer ce vote.
En novembre 2025, les députés de gauche (socialistes, écologistes et « insoumis ») avaient déposé dans le cadre de la première lecture du projet de loi de finances 2026 plusieurs amendements différents visant à augmenter les ressources des SDIS par le biais de diverses méthodes : en créant une nouvelle contribution sur les sociétés d’assurance (2813), en augmentant la fraction de la TSCA (taxe sur les conventions d’assurance) fléchée vers les SDIS (3655), en relevant le taux de la TSCA (2226 et 2818), en élargissant la TSCA aux secteurs maritime et aérien (2834), aux organismes de retraite complémentaire (2158), etc. Tous avaient été rejetés par le Rassemblement national, ainsi que par le bloc central.
« En réalité, on n’a pas voté contre, c’est juste qu’ils voulaient créer un impôt supplémentaire. Je pense que les Français en ont soupé des impôts supplémentaires », répond Marine Le Pen.
« Ce qu’on souhaitait, c’est procéder à une nouvelle répartition au bénéfice du SDIS des moyens qui étaient accordés », affirme-t-elle, disant avoir « toujours soutenu les moyens accordés aux SDIS » et « râlé sur les retards concernant les Canadair ».
Le RN avait proposé, de son côté, d’augmenter le financement des SDIS, mais en utilisant une autre méthode, plus controversée : réorienter vers les pompiers les produits de la taxe spéciale sur les conventions d’assurances (TSCA), normalement réservés à la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF).
Marine Tondelier veut « un pays à hauteur d’enfant »
La cheffe des Ecologistes a présenté jeudi ses mesures « pour un pays à hauteur d’enfant » lors du dernier déplacement de campagne à Arcueil (Val-de-Marne) prévu avant son accouchement.
Devant la presse, Marine Tondelier a dit regretter la faible place des enfants dans le débat public. « Comme si ce n’était pas un sujet politique et que les enfants ne devenaient politiques que quand ils obtenaient le droit de vote à 18 ans », a-t-elle estimé.
Rappelant qu’un enfant est victime de violence sexuelle toutes les trois minutes dans l’espace public, Mme Tondelier a notamment proposé la création de centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles, sur le modèle belge, qui permettent sur un même lieu une prise en charge à la fois médicale, psychologique et judiciaire.
La candidate souhaite aussi rendre « imprescriptibles » tous les crimes commis contre des mineurs et « créer un fichier de prévention pédocriminelle des mineurs », pour traquer les activités en ligne à risque.
Au-delà des violences sexuelles, elle prévoit une série d’autres mesures :
- Garantir un droit aux vacances pour tous
- Mettre en place une Assemblée nationale des enfants (dont les représentants seraient désignés par un tirage au sort)
- Instaurer un statut des familles monoparentales
- Mettre fin aux remises à la rue des familles avec enfants
- Sur l’Aide sociale à l’enfance (ASE), accompagner financièrement les jeunes de l’ASE jusqu’à 25 ans et proscrire tout intérêt lucratif
- Créer un ministère de l’enfance, chargé de l’éducation et de la jeunesse, avec un budget spécifique
« Je suis venue vous entendre, écouter ce que vous avez à dire », assure Marine Le Pen aux sinistrés du Porge
« Il y a eu un certain nombre de défaillances dans la sécurisation des habitations. Je suis venue vous entendre, écouter ce que vous avez à dire », a déclaré la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, à son arrivée au Porge (Gironde), où elle rencontre des sinistrés de ce village ravagé par un mégafeu en juillet.
« A chaque fois qu’il y a un épisode violent climatique, tout le monde s’intéresse à ce qu’il se passe puis tout le monde oublie, et les leçons sont rarement tirées pour permettre de faire mieux la fois d’après », a déploré Mme Le Pen, face aux habitants. La cheffe de file du Rassemblement national doit rencontrer plusieurs acteurs impliqués dans la lutte contre les incendies dans l’après-midi pour en « tirer les conséquences ».
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Les candidats et le climat, quelles propositions ?
Après un été 2026 marqué par des événements climatiques d’une ampleur inédite, quelle place l’écologie occupe-t-elle dans les projets des principaux candidats à l’élection présidentielle de 2027 ?
Les Décodeurs passent au crible les propositions des candidats et leurs ambitions, mais aussi ce qu’ils ont dit et défendu au cours de l’été, afin de dresser un premier état des lieux à l’aube de la campagne. Ces programmes sont encore susceptibles d’évoluer et d’être précisés dans les mois à venir. Retrouvez les différents articles ci-dessous :
- Souverainisme et air conditionné, les deux piliers de Marine Le Pen et du Rassemblement national pour lutter contre le dérèglement climatique
- Bruno Retailleau, une approche très libérale du dérèglement climatique
- Raphaël Glucksmann se pose en figure de la « révolution écologique » à gauche
- Pour Jean-Luc Mélenchon, la transition écologique passe par une forte reprise en main de l’Etat
- Pour Gabriel Attal et Edouard Philippe, le poids d’un bilan écologique contrasté
Retailleau parle de supprimer le principe de précaution, vous pouvez rappeler de quoi il s'agit svp?
Bonjour,
Le principe de précaution est libellé ainsi dans la Charte de l’environnement, annexée en 2005 à la Constitution française : « Lorsque la réalisation d’un dommage, bien qu’incertaine en l’état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l’environnement, les autorités publiques veillent (…) à la mise en œuvre de procédures d’évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage. »
Ce principe de précaution, dénoncé comme un « principe de blocage » par Bruno Retailleau, a surtout une portée symbolique. En pratique, aucune loi n’a été déclarée anticonstitutionnelle sur la base du principe de précaution. Les associations de défense de l’environnement utilisent toutefois parfois le principe de précaution devant les tribunaux administratifs pour attaquer des décisions de l’Etat, des autorisations de mise sur le marché ou des permis de construire.
« La meilleure écologie, c’est de produire en France », assure Bruno Retailleau
Lors d’une visite au Salon de l’élevage, à Rennes, le candidat du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a accusé ce qu’il qualifie d’« idéologie de la décroissance, une écologie dogmatique, totalement militante » d’avoir « empêché [les] agriculteurs [français] de s’adapter au changement climatique ».
Le candidat a dit vouloir « encourager le stockage de l’eau », à l’image des mesures prises dans la dernière loi d’urgence agricole. Ces ouvrages sont contestés, notamment par Les Ecologistes, qui y voient un accaparement de la ressource au profit d’une poignée d’agriculteurs. M. Retailleau a aussi promis de supprimer le principe de précaution « de la Constitution, de la charte de l’environnement » car il est devenu, selon lui, « un principe de blocage ».
Il a enfin dit vouloir « interdire par une loi organique toute surtransposition » des normes européennes en France. « Il y en a marre de voir qu’on interdit des molécules, des pratiques aux agriculteurs français et [qu’]on les importe, finalement, à travers nos frontières. Ce qui est interdit en France doit l’être aussi dans les importations. » « La meilleure écologie, c’est de produire en France », a assuré le sénateur vendéen.
Jordan Bardella, Gabriel Attal… Plusieurs chefs de parti répondent présent à l’invitation d’Emmanuel Macron
Moins d’une heure après l’invitation lancée par Emmanuel Macron aux chefs de parti représentés au Parlement pour discuter des conflits internationaux et de leurs conséquences sur la France, plusieurs responsables politiques ont déjà confirmé leur présence.
Parmi eux figurent Gabriel Attal (Renaissance) ainsi que Jordan Bardella (Rassemblement national), tandis que, à Horizons, un doute persiste sur la présence d’Edouard Philippe ou celle de Christophe Béchu (président par intérim du parti). Fabien Roussel (Parti communiste français) et Olivier Faure (Parti socialiste) ont confirmé leur présence.
La secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a, elle, affirmé qu’elle serait présente sur BFM-TV. Raphaël Glucksmann (Place publique) et Bruno Retailleau (Les Républicains) n’avaient pas encore fait connaître leur réponse à la mi-journée.
Le président du MoDem, François Bayrou, dont le parti centriste n’a pas de candidat désigné, sera aussi présent.
Le ministre de l’éducation nationale annonce que les candidats seront interdits de faire campagne dans les classes
Les candidats à l’élection présidentielle seront, pour la première fois, explicitement interdits de faire campagne dans les classes, de la maternelle au lycée, annonce le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray.
« L’école, c’est un objet de campagne, vous voyez bien, tout le monde en parle », mais « ce n’est pas le lieu de la campagne », a déclaré le ministre sur France 2, annonçant la diffusion prochaine d’une circulaire, un fait inédit, en ce sens.
Je viens d'apprendre que LeMonde a fait une enquête d'envergure auprès de plus de 13000 électeurs. Cependant, je ne trouve pas d'article sur cette enquête sur le site du Monde. Pouvez-vous rappeler le lien ?
Bonjour ChrisL,
En effet, dimanche soir, Le Monde a publié la première vague de son enquête électorale de grande ampleur, réalisée du 3 au 9 septembre pour Le Monde par Ipsos BVA-CESI Ecole d’ingénieurs, en partenariat avec le Centre de recherches politique de Sciences Po (Cevipof), la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne. Dotée d’un panel très solide, elle permet d’envisager divers scénarios, dont tous révèlent la course en tête menée par la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. Pour en savoir plus, nous vous proposons ici les différents décryptages :
Olivier Faure : « Il faut éviter de systématiquement avoir un débat entre la gauche et la gauche »
Interrogé au sujet de ses divergences avec Raphaël Glucksmann, son principal rival dans la primaire social-démocrate, Olivier Faure affirme que tous deux ne sont « pas d’accord sur tous les sujets ». Et au premier chef sur l’attitude à adopter face aux autres partis de gauche, dit-il, assurant pour sa part vouloir « réconcilier toutes les électrices et [tous] les électeurs de gauche et faire en sorte [de pouvoir] les emmener ensemble vers la victoire ».
Tout en écartant une alliance à proprement parler avec La France insoumise, M. Faure défend que, « quand on veut avoir une ambition de transformation sociale, écologique, démocratique, il faut pouvoir l’asseoir à un moment sur une majorité » et refuse de « considérer que les gauches sont irréconciliables et ne parler que de cela ».
« Il faut éviter de systématiquement avoir un débat entre la gauche et la gauche. Parce que, moi, mon obsession, c’est l’extrême droite », poursuit le candidat à la primaire. « Si demain je suis président de la République, je ferai en sorte que le Parlement vote le programme pour lequel j’aurai été élu. Et cela suppose d’arrêter d’antagoniser les uns et les autres », ajoute-t-il.
Gabriel Attal répond à Marine Le Pen sur l’Ukraine : « Toutes les limites de l’indécence sont franchies »
Sur X, Gabriel Attal, le candidat Renaissance s’est exprimé sur l’aide à l’Ukraine, en réaction aux propos de Marine Le Pen, la veille, sur le même réseau social.
« Personne n’en parle, alors je le fais aujourd’hui : la guerre en Ukraine est une véritable boucherie. Il y a énormément de morts, deux millions de victimes. Et de jeunes Ukrainiens qui font preuve d’un courage absolu. Comme je le demande depuis des années, il faut organiser une grande conférence pour la paix », avait affirmé la candidate d’extrême droite sur X.
A cela, Gabriel Attal répond estimer que « toutes les limites de l’indécence sont franchies ». « Personne n’oublie que vous voulez “couper le robinet à l’Ukraine”. Personne n’oublie que vous vouliez en 2022 « “une alliance militaire avec la Russie”. Personne n’oublie que vous n’avez pas voté l’accord de sécurité pour l’Ukraine (…) Personne n’oublie vos mensonges », énumère-t-il sur X.
« La guerre ne s’arrêtera que lorsque votre allié, Vladimir Poutine, cessera de bombarder l’Ukraine. Et cela, vous êtes incapable de le dire », soutient le chef de parti Renaissance.
Emmanuel Macron convie les chefs ou les candidats des partis, vendredi, à une réunion à l’Elysée sur la « dégradation rapide » de la situation internationale
Le chef de l’Etat évoquera à l’occasion de cette réunion, prévue sous un format « Saint-Denis », du nom des précédentes réunions de ce type, « les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine et leurs conséquences en France sur la sécurité et l’énergie », a annoncé l’Elysée.
Cette réunion autour de M. Macron, en présence uniquement du premier ministre, Sébastien Lecornu, et des responsables militaires et du renseignement, est prévue à 10 h 30 au palais présidentiel.
« Les autorités militaires et les services de renseignement partageront des informations en la possession du chef de l’Etat », ajoute l’Elysée. Cela concerne le renseignement intérieur et extérieur, le renseignement militaire, le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale, et le directeur général de l’énergie.
« Il n’y a aucune volonté de ma part d’éliminer Philippe Brun », affirme Olivier Faure
Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, a été interrogé, jeudi matin sur Franceinfo, au sujet de la suspension à titre conservatoire de Philippe Brun de son parti en raison de faits qui pourraient « relever d’une caractérisation pénale », signalés par une ancienne collaboratrice. « C’est une affaire que je regrette et je pense que le PS aurait pu s’épargner cette affaire », a déploré Olivier Faure.
Il a salué la décision du bureau national du PS, tout en rappelant qu’il n’était « pas directement associé à cette décision puisque candidat à la primaire ». « Quand une femme exprime sa douleur, sa souffrance, quand elle dit qu’elle a été victime de violences sexistes ou sexuelles, je la crois », a-t-il insisté. « Nous ne pouvons pas être de ceux qui se lavent les mains et qui considèrent que la parole des femmes n’a aucune valeur », a-t-il ajouté, affirmant qu’il n’avait pas été mis au courant de la saisine effectuée au mois de juillet par la victime.
M. Faure s’est par ailleurs défendu de toute volonté d’instrumentaliser politiquement cette affaire contre le député socialiste, qui était également candidat à la primaire. « Il n’y a aucune volonté, de ma part en tout cas, d’éliminer Philippe Brun (…), aucun intérêt politique », a-t-il assuré.
Carburants : Yaël Braun-Pivet demande la prolongation de l’aide aux grands rouleurs
« On a une aide qui existe, c’est une aide ciblée gros rouleurs pour les personnes qui font plus de 15 kilomètres par jour pour aller à leur travail, il faut renouveler cette aide », a déclaré Yaël Braun-Pivet sur TF1, à propos de ce chèque de 100 euros versé une seule fois.
Le dispositif, dont 1,1 million de personnes ont déjà bénéficie, selon le gouvernement, court actuellement jusqu’au 30 septembre. Mais environ 1,5 million de « grands rouleurs » potentiellement concernés ne l’ont pas encore demandée.
Interrogée plus généralement sur la colère sociale qui gronde, elle a estimé que « quand les Français expriment de la colère, c’est parce qu’ils la ressentent profondément et que la vie est difficile ». « Il faut l’entendre et c’est pour ça qu’il faut y répondre rapidement », a-t-elle précisé.
Sur Franceinfo, le patron du Parti socialiste, Olivier Faure, a appelé « solennellement » le premier ministre à « doubler » l’ensemble des aides ciblées versées. « Les aides ciblées, on peut les doubler et il faut aussi qu’elles soient attribuées mécaniquement, automatiquement », a-t-il plaidé.
Dans le contexte de la présentation prochaine par le gouvernement du projet de budget pour 2027, il a également souhaité que Sébastien Lecornu « revienne sur la décision prise de faire baisser la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises ».
Le président du Medef, Patrick Martin, a considéré que cette prolongation des aides ciblées était « dans la limite des capacités budgétaires » du gouvernement, s’en prenant à ceux qui ont « dégradé les finances publiques » récemment.
Facts Only
* Sébastien Lecornu propose un effort budgétaire d’environ 54 milliards d’euros pour 2027 dans la stabilité fiscale.
* Si le budget ne contenait aucune mesure d’économies, le déficit 2027 atteindrait les 6,5 % du PIB.
* Les dépenses à financer citées sont la hausse des dépenses de la Sécurité sociale (22 milliards d’euros), la charge de la dette et les dépenses de fonctionnement des collectivités locales.
* Marine Le Pen a rencontré élus et sylviculteurs après les incendies au Porge.
* Gabriel Attal propose de relancer la construction des « États-Unis d’Europe » par une harmonisation des normes fiscales, économiques et écologiques.
* Les candidats ont exprimé des positions variées concernant l'IA et la souveraineté numérique.
* Marine Le Pen a répondu que les élus n'avaient pas voté contre le budget du SDIS en novembre 2025.
* La cheffe des Écologistes a proposé des mesures pour un « pays à hauteur d’enfant », incluant la création de centres de prise en charge et une Assemblée nationale des enfants.
* Bruno Retailleau a proposé de supprimer le principe de précaution et d'interdire la surtransposition des normes européennes en France.
Executive Summary
Full Take
L'article révèle une tension fondamentale entre les impératifs budgétaires immédiats, la réorientation géopolitique et l'évolution des cadres normatifs face aux crises climatiques et technologiques. La proposition de Lecornu sur le budget 2027 pose un dilemme classique : comment concilier la gestion des dépenses sociales importantes avec la stabilité fiscale sans sacrifier les investissements nécessaires, ce qui est exacerbé par les enjeux environnementaux évoqués lors des rencontres avec Marine Le Pen. Cette juxtaposition montre que les débats politiques sont structurés autour de compromis entre contraintes économiques et impératifs éthiques ou stratégiques.
La discussion sur l'IA et la souveraineté numérique révèle une divergence dans l'approche de la sécurité nationale et du développement technologique. La volonté d'atteindre la souveraineté repose sur des visions divergentes : certaines insistent sur un contrôle étatique fort, tandis que d'autres proposent une convergence économique et écologique (fédéralisme) comme voie vers cette souveraineté. Ce clivage suggère que la légitimité politique dépendra de la capacité à articuler ces objectifs hétérogènes en un consensus opérationnel plutôt qu'en une simple confrontation idéologique.
Enfin, l'articulation entre le droit et l'action concrète se manifeste dans les débats sur le principe de précaution. La critique du principe comme « principe de blocage » par des acteurs économiques illustre la friction entre la prudence normative imposée par le droit et la nécessité d'une action rapide face à des risques environnementaux majeurs. L'émergence de propositions concrètes, comme celles de Marine Tondelier concernant les enfants et la gestion des crises climatiques, montre une tentative de réorienter le débat politique vers des solutions basées sur des besoins humains fondamentaux plutôt que sur des structures purement abstraites.
