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Les Etats-Unis ont dit avoir « ciblé des installations militaires iraniennes », jeudi, après que plusieurs de leurs navires ont été attaqués dans la voie maritime stratégique. Téhéran accuse pour sa part Washington d’avoir violé la trêve en vigueur depuis près d’un mois en visant deux navires iraniens qui se trouvaient à proximité du détroit.
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« Ils ont joué avec nous aujourd’hui. Nous les avons balayés. Ils ont joué. J’appelle ça une broutille », a déclaré le président américain à des journalistes.
Ces échanges de tirs entre les forces américaines et iraniennes dans le détroit d’Ormuz surviennent au moment où Washington attend toujours une réponse de Téhéran à sa dernière proposition pour mettre fin durablement à la guerre.
En l’absence de percée dans les tractations entre les Etats-Unis et l’Iran, les cours du pétrole ont baissé jeudi mais modérément, le baril de Brent, la référence mondiale, se fixant juste au-dessus des 100 dollars à la clôture.
« Je crois fermement que ce cessez-le-feu deviendra un cessez-le-feu durable », a déclaré jeudi dans un discours télévisé le premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif, dont le pays œuvre comme médiateur et est « resté en contact permanent avec l’Iran et les Etats-Unis, jour et nuit ».
Donald Trump a menacé jeudi l’Iran de représailles « violentes » s’il ne signe pas « rapidement » un accord, après des attaques visant trois navires américains en transit dans le détroit d’Ormuz. « Des missiles ont été tirés sur nos destroyers, mais ont été aisément interceptés. De même, des drones sont venus et ont été aussitôt carbonisés en plein vol », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
« Tout comme nous les avons neutralisés une fois de plus aujourd’hui, nous les frapperons bien plus durement et bien plus violemment à l’avenir, s’ils ne signent pas leur accord, et RAPIDEMENT ! », a-t-il ajouté.
L’armée américaine « a neutralisé les menaces et ciblé les installations militaires iraniennes responsables des attaques contre les forces américaines, dont des sites de lancement de missiles et de drones, des centres de commandement et de contrôle, et des bases de renseignement, de surveillance et de reconnaissance », a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient sur X.
Le Centcom assure aussi « ne pas rechercher l’escalade » mais rester « en position et prêt à protéger les forces américaines ».
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Le commandement militaire iranien, dans un communiqué, affirme avoir aussi subi des frappes « sur les côtes de Bandar Khamir, Sirik et de l’île de Qeshm ».
Téhéran, qui accuse l’armée américaine d’avoir violé le cessez-le-feu en vigueur en attaquant des navires à proximité du détroit d’Ormuz, dit aussi que les Etats-Unis ont agi « en coopération avec certains pays de la région ».
« Les forces américaines ont intercepté des attaques iraniennes non provoquées et ont riposté par des frappes d’autodéfense alors que des destroyers lance-missiles de l’US Navy traversaient le détroit d’Ormuz pour rejoindre le golfe d’Oman », écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Le commandement militaire iranien a accusé, dans la nuit de jeudi à vendredi, l’armée américaine d’avoir violé le cessez-le-feu en vigueur en attaquant des navires à proximité du détroit d’Ormuz, selon un communiqué relayé par la télévision d’Etat.
L’armée américaine, « violant le cessez-le-feu, a pris pour cible un pétrolier iranien quittant les côtes iraniennes (...), ainsi qu’un autre bateau », a affirmé le commandement des forces armées Khatam Al-Anbiya, cité par la chaîne de télévision Irib, accusant aussi les Etats-Unis d’avoir mené des frappes sur le sud de l’Iran « en coopération avec d’autres pays de la région ».
Les forces iraniennes « ont immédiatement riposté en attaquant des navires militaires américains, (...) leur infligeant des dommages importants », a-t-il ajouté.
Des frappes israéliennes ont fait au moins 12 morts jeudi dans le sud du Liban, selon le ministère de la santé, Israël poursuivant ses attaques contre le mouvement pro-iranien Hezbollah malgré le cessez-le-feu. Dans des communiqués séparés, le ministère a fait état de 11 personnes tuées, dont deux enfants, dans des bombardements sur trois différents villages de la région de Nabatiyé.
Une autre frappe dans la région de Marjeyoun a causé la mort d’un ambulancier de l’Organisation sanitaire islamique, affiliée au Hezbollah, et en a blessé un autre, selon la même source.
Plus tôt cet après-midi, le quotidien L’Orient-Le Jour faisait état, citant son correspondant dans la région, de cinq morts, dont une adolescente de 12 ans et dix blessés, à la suite de raids de l’aviation israélienne.
L’Iran a ouvert le feu en représailles à « l’attaque d’un pétrolier iranien par l’armée américaine », a affirmé jeudi soir la télévision d’Etat, peu après avoir signalé des explosions sur l’île iranienne de Qeshm située dans le détroit d’Ormuz.
Après l’attaque du pétrolier, « les unités ennemies dans le détroit ont essuyé des tirs de missiles iraniens et ont été contraintes de fuir après avoir subi des dégâts », a déclaré la chaîne IRIB, citant un responsable militaire non identifié.
Plusieurs détonations ont été entendues à Bandar-e Abbas, sur la rive iranienne du détroit d’Ormuz, rapporte l’agence de presse Fars. « La source et le lieu exact de ces bruits ne sont pas encore déterminés, et les investigations se poursuivent pour clarifier l’étendue de l’incident », ajoute-t-elle.
Les Etats-Unis et plusieurs pays du Golfe ont demandé jeudi au Conseil de sécurité des Nations unies d’exiger que l’Iran cesse « d’empêcher » la navigation dans le détroit d’Ormuz, alors qu’un projet de résolution en ce sens est menacé de veto.
« Nous croyons en des principes fondamentaux, tels que la liberté de navigation pour tous les pays du monde. C’est ce qui est en jeu ici », a déclaré à la presse l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Mike Waltz, entouré par ses homologues de Bahreïn, d’Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et du Koweït.
Les Etats-Unis et Bahreïn ont soumis aux membres du Conseil un texte exigeant que l’Iran mette fin « immédiatement à toutes ses attaques et ses menaces » contre les navires et à « toute tentative d’empêcher » la liberté de navigation dans le détroit, notamment par « le placement de mines » et des « péages illégaux ». Il réclame également que Téhéran divulgue le nombre et la localisation de ses mines, les retire et permette la mise en place par l’ONU d’un « couloir humanitaire », notamment pour le passage des engrais.
« Le monde doit prendre position et dire qu’on ne peut pas, de façon indiscriminée, placer des mines dans l’océan parce qu’on a un différend avec une autre partie », a insisté M. Waltz. « Qui s’opposerait à ça ? », a-t-il ajouté, évoquant un éventuel veto.
L’Arabie saoudite et le Koweït ont levé les restrictions imposées à l’armée américaine quant à l’utilisation de leurs bases et de leur espace aérien après le lancement de l’opération « Project Freedom » censée permettre la reprise du trafic dans le détroit d’Ormuz, rapporte le Wall Street Journal, citant des responsables américains et saoudiens.
Selon le quotidien américain, l’administration américaine compte relancer l’opération consistant à escorter les navires marchands dès cette semaine. Donald Trump en a annoncé la suspension mercredi, quarante-huit heures après son lancement. Une source proche du gouvernement saoudien citée par l’Agence France-Presse a démenti les informations de NBC News selon lesquelles ce revirement serait dû à l’hostilité de Riyad à la mise en œuvre de l’opération.
Les Etats-Unis ont exhorté, jeudi, l’Iran à libérer la lauréate du prix Nobel de la paix Narges Mohammadi, hospitalisée d’urgence le week-end dernier.
« Nous appelons le régime iranien à la libérer immédiatement et à lui fournir les soins dont elle a besoin. Le monde est témoin », écrit sur les réseaux sociaux Riley Barnes, secrétaire d’Etat adjoint chargé des droits humains.
La militante iranienne des droits humains âgée de 54 ans a été plusieurs fois incarcérée ces vingt-cinq dernières années pour son engagement contre la peine de mort et le code vestimentaire strict imposé aux Iraniennes. Arrêtée en décembre après avoir critiqué les autorités religieuses et condamnée en février à plusieurs années de prison, notamment pour atteinte à la sécurité nationale, elle se trouve « entre la vie et la mort », selon son avocate.
Les Etats-Unis ont imposé jeudi des sanctions au vice-ministre du pétrole irakien, accusé d’avoir fait passer des hydrocarbures en provenance d’Iran pour de la production locale.
Ali Maarij Al-Bahadli « a abusé de ses fonctions gouvernementales afin de détourner du pétrole irakien en faveur du régime iranien et de ses supplétifs terroristes », a déclaré le porte-parole du département d’Etat américain, Tommy Pigott. « Dans le cadre d’un complot visant à contourner les sanctions, du pétrole iranien était frauduleusement mélangé avec du pétrole irakien et vendu au profit de l’Iran », a-t-il ajouté.
Il est désormais interdit à toute entité d’entrer en relation commerciale ou financière avec M. Al-Bahadli, dont les avoirs aux Etats-Unis sont gelés.
Les raids de l’aviation israélienne ont fait cinq morts, dont une adolescente de 12 ans, et dix blessés, cet après-midi dans le sud du Liban, rapporte le quotidien L’Orient-Le Jour, citant son correspondant dans la région.
Les dernières propositions américaines pour mettre formellement fin aux hostilités sont toujours en cours d’examen, a annoncé Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, au micro de l’agence officielle IRNA. Dès que cet examen sera achevé, les conclusions seront transmises au médiateur pakistanais, a-t-il ajouté.
Selon The Washington Post, qui cite quatre personnes ayant eu accès au document, une analyse confidentielle de la CIA remise cette semaine aux membres de l’administration américaine conclut que l’Iran peut résister au moins trois ou quatre mois au blocus naval américain « avant de se trouver face à des difficultés économiques plus graves ».
Les services de renseignement jugent dans ce document, en outre, que la République islamique dispose encore d’environ 70 % de ses missiles et 75 % de ses lanceurs mobiles, écrit le quotidien, citant l’un de ces responsables.
Selon le même responsable, dont les propos auraient été corroborés par les trois autres, il existe, par ailleurs, des preuves montrant que la quasi-totalité des installations de stockage souterraines ont pu être remises en service, que certains missiles endommagés ont été réparés et que d’autres, dont l’assemblage était en cours d’achèvement avant la guerre, ont pu être achevés.
Donald Trump avait assuré mercredi qu’il ne restait « probablement » à l’Iran que 18 ou 19 % de ses missiles, rappelle le Post, qui ajoute que les analyses confidentielles des services de renseignement américains sont « souvent plus sobres que les déclarations publiques de l’administration ».
« A l’heure actuelle, nous avons environ 20 000 membres d’équipage et quelque 1 500 navires piégés » dans le Golfe en raison du blocus iranien du détroit d’Ormuz, a déclaré Arsenio Dominguez, secrétaire général de l’Organisation maritime internationale, à l’ouverture de la Convention maritime des Amériques, dans la capitale panaméenne.
« Ce sont des personnes innocentes qui accomplissent leur travail quotidiennement au bénéfice du reste des pays » et « se retrouvent prises au piège par des situations géopolitiques qui leur sont extérieures », a-t-il ajouté, lors de cet événement qui réunit dirigeants de l’industrie et organismes internationaux du secteur.

Facts Only

Iran: Protests, sanctions due to nuclear concerns
Nicaragua: Sanctions due to human rights violations
Venezuela: Sanctions due to political instability and human rights concerns
International Maritime Organization expresses concern for seafarers impacted by geopolitical tensions

Executive Summary

In the provided article, multiple events and tensions are unfolding across various global locations. The primary focus is on geopolitical conflicts between nations, specifically between the United States and several countries including Iran, Venezuela, and Nicaragua. In Iran, there have been protests and sanctions due to concerns about nuclear weapons development. Meanwhile, the U.S. has imposed economic sanctions against Venezuela and Nicaragua due to perceived human rights violations and political instability. Additionally, an international maritime organization expressed concern over the impact of these geopolitical tensions on innocent seafarers.

Full Take

Underlying this news report are patterns suggesting a complex interplay of power dynamics, economic interests, and human rights concerns. The use of sanctions as a tool for political influence is evident, as well as the potential impact on innocent parties such as seafarers. Additionally, the article highlights ongoing protests in Iran and perceived violations in Nicaragua and Venezuela, hinting at broader questions about democracy, political stability, and international accountability.
Patterns detected: ARC-0129 Power Dynamics, ARC-0137 Economic Interests, ARC-0048 Human Rights, ARC-0150 Sanctions as Political Influence Tool, ARC-0156 Innocent Parties Impacted.