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L’armée de l’air ukrainienne a affirmé jeudi avoir « abattu ou neutralisé » 233 cibles aériennes russes au cours d’une attaque menée pendant la nuit, à partir de 18 heures mercredi. Les principales zones visées étaient les régions d’Odessa, de Kiev, de Dnipropetrovsk, de Poltava et de Zaporijia.
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Valeri Guerassimov, chef d’état-major général des forces armées russes, a rendu visite aux soldats combattant sur le front ukrainien et s’est félicité de leurs « succès » dans la région de Donetsk (🚩), a fait savoir, jeudi, le ministère de la défense russe.
En visite dans un « poste de commandement », M. Guerassimov « a vérifié l’avancement de l’exécution des missions de combat » et « a reçu des rapports des commandants de corps d’armée », détaille l’autorité sur Telegram. Il a aussi « souligné les succès [des] forces [russes] dans la libération de la “république populaire de Donetsk” et a fixé des objectifs pour les actions futures ».
Au cours de la journée de mercredi, Volodymyr Zelensky avait, lui aussi, annoncé s’être rendu sur le front, dans une zone couvrant la jonction de parties des oblasts de Donetsk, épicentre des combats dans l’Est, de Dnipropetrovsk (Centre) et de Zaporijia (Sud). Une vidéo publiée sur Telegram montrait le président ukrainien en train de discuter avec des soldats, de les décorer et de les remercier pour leur service.
Le ministère de la défense russe a assuré jeudi avoir « intercepté » 267 drones ukrainiens « au cours de la nuit écoulée ». Sur Telegram, il précise que ces attaques visaient les « régions de Belgorod, Briansk, Koursk, Volgograd, Voronej, Lipetsk, Nijni Novgorod, Rostov, Samara, Saratov, Oulianovsk, (…) Krasnodar, la République du Bachkortostan, (…) la Crimée », ainsi que les « eaux de la mer d’Azov et de la mer Noire ».
L’armée de l’air ukrainienne a affirmé jeudi avoir « abattu ou neutralisé » 233 cibles aériennes russes au cours d’une attaque menée pendant la nuit, à partir de 18 heures mercredi. Selon son bilan préliminaire publié à 9 heures, la Russie a lancé deux missiles antinavires Oniks de Crimée, des missiles balistiques Iskander-M KN-23 des régions russes de Briansk et de Koursk, ainsi que 258 drones d’attaque, dont certains de type Shahed.
Les principales zones visées étaient les régions d’Odessa, de Kiev, de Dnipropetrovsk, de Poltava et de Zaporijia, selon l’armée de l’air.
La défense antiaérienne ukrainienne a expliqué avoir « abattu ou neutralisé » un missile Oniks, sept missiles balistiques Iskander-M KN-23 et trois missiles S-8000 Banderol, ainsi que 222 drones. Des impacts ont néanmoins été enregistrés sur 15 sites, tandis que des débris d’engins aériens abattus sont tombés sur 11 autres sites.
Dans l’oblast de Kherson, un homme a été tué jeudi matin, lors d’une attaque de drone russe, ont annoncé le parquet régional et l’administration militaire de la ville. Selon le parquet, l’attaque s’est produite vers 6 h 40 dans l’une des rues de la ville. L’homme circulait à vélo lorsqu’il a été touché. Il est mort sur place.
Une autre attaque de drone avait fait un blessé la veille au soir, mercredi. Vers 20 h 10, des forces russes ont visé une voiture dans Kherson, selon le parquet. Un garçon de 10 ans a été blessé dans l’attaque et « a été hospitalisé », précise le communiqué des autorités judiciaires.
Ce n’est pas la première fois que des faits similaires sont rapportés. Les attaques de drones contre les civils sont devenues une réalité quotidienne à Kherson. Notre reportage, publié en juin, raconte comment les habitants vivent sous la menace permanente de ces « safaris humains » :
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Le ministère de la défense de la Fédération de Russie a affirmé avoir intercepté et détruit 51 drones ukrainiens mardi de 8 heures à 20 heures, selon un message publié sur sa chaîne Telegram. Selon Moscou, ces appareils ont été abattus au-dessus des oblasts de Belgorod, Briansk et Koursk, ainsi que de la Crimée annexée et de la mer Noire.
Le drone explosif découvert début août près d’un avion-cargo ukrainien à l’aéroport de Leipzig, en Allemagne, présenterait les caractéristiques des engins habituellement utilisés par les renseignements militaires russes (GRU), a rapporté mercredi la chaîne américaine ABC News, citant une source du renseignement américain.
Selon cette source, briefée sur l’enquête relative à ce projet présumé de sabotage, les explosifs fixés au drone ainsi que la structure de l’engin étaient « typiques » de ceux employés par le GRU. Cette évaluation américaine aurait été établie en coordination avec les services de sécurité et de renseignement allemands, a précisé la même source à ABC News.
Le service de renseignement extérieur russe (SVR) a de son côté accusé lundi, dans un communiqué, des responsables politiques allemands et des médias européens d’avoir « immédiatement » tiré des conclusions et accusé la Russie « sans même attendre les résultats préliminaires de l’enquête ».
La découverte de ce petit drone, équipé selon des responsables allemands d’explosifs et d’un détonateur, avait entraîné le 4 août la fermeture temporaire de l’aéroport de Leipzig, le temps qu’une équipe de déminage neutralise l’engin.
Une frappe russe a fait au moins dix blessés mercredi contre un centre d’affaires situé dans un quartier résidentiel dense de la ville de Lozova (📍), dans l’oblast de Karkhiv, dans l’est de l’Ukraine, a fait savoir le maire, Serhi Zelensky, sur Telegram.
Selon lui, le bâtiment a pris feu et des immeubles environnants ont été endommagés. Les forces russes auraient ensuite mené une seconde frappe après une pause, ce qu’il a interprété comme un « calcul délibéré visant à maximiser les victimes ». « Nous avons malheureusement des victimes. Pour l’heure, on dénombre dix blessés, dont certains grièvement », a-t-il écrit.
Le président américain Donald Trump a laissé entendre mercredi que la visite du patron de la CIA John Ratcliffe à Moscou pourrait déboucher sur une avancée dans les négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine.
« Quelque chose pourrait en sortir, nous travaillons très dur pour que cette guerre se termine. Et très franchement, les deux [camps] veulent la voir se terminer », a déclaré le président républicain lors d’un entretien avec Glenn Beck, une personnalité médiatique proche des cercles conservateurs.
Neuf personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées dans une attaque visant un bus dans la région de Louhansk (🚩), dans l’est de l’Ukraine, a affirmé mercredi Leonid Passetchnik, le président de la « république populaire de Louhansk », sous occupation russe depuis 2022. Selon lui, le véhicule transportait 15 passagers.
« Huit personnes sont mortes sur le coup », a écrit M. Passetchnik dans un message sur Telegram, précisant qu’une jeune femme de 20 ans, transportée en urgence en réanimation, est également décédée. Sa mère a été blessée, de même qu’une adolescente de 18 ans, hospitalisée. Trois autres passagers et le chauffeur ont reçu des soins et ont été dirigés vers un traitement ambulatoire, selon la même source.
M. Passetchnik a qualifié cette attaque de « nouvel acte de terrorisme » imputable à Kiev, la décrivant comme « cynique, inhumaine et injustifiable », et a assuré que les responsables seraient punis.
La visite à Moscou, mardi, de John Ratcliffe, le directeur de la CIA, avait probablement l’ambition de réduire les tensions dans la région, selon le président lituanien, Gitanas Nauseda. « Je pense seulement que cette réunion visait effectivement à réduire les tensions géopolitiques dans notre région », a-t-il déclaré mercredi à la presse, ajoutant : « C’est une chose positive. »
La Lituanie s’attend à être informée par ses partenaires du contenu des discussions, « probablement la semaine prochaine », a-t-il précisé, dans des propos rapportés par Bloomberg.
Le président letton, Edgars Rinkevics, a pour sa part refusé de commenter les détails de l’escale de l’avion de John Ratcliffe à Riga, affirmant seulement que les services de renseignement américains et lettons « travaillent en étroite collaboration ». « Nous nous préparons constamment et essayons de comprendre les différents types de menaces auxquels nous sommes confrontés », a-t-il ajouté.
« C’était en quelque sorte de la demi-routine (…). Nous aimerions que la guerre en Ukraine s’arrête », a dit le président américain, Donald Trump, lors d’une interview avec un commentateur conservateur, Glenn Beck.
Le directeur de la CIA, John Ratcliffe, s’est rendu mardi à Moscou pour échanger « entre services secrets », sans rencontrer le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé mercredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Donald Trump a toutefois assuré que ce déplacement très commenté n’était lié ni à l’Iran ni à des menaces russes contre l’OTAN.
Le président ukrainien a annoncé avoir rendu visite aux troupes dans un secteur proche de l’intersection des fronts est et sud, où l’armée ukrainienne a récemment réussi à regagner du terrain face aux soldats russes.
« Aujourd’hui, avec le commandant en chef des forces armées, Mykhaïlo Drapaty, nous sommes sur la ligne de front dans le secteur d’Oleksandrivsk », a-t-il écrit sur les réseaux sociaux. Cette zone couvre la jonction de parties des oblasts Donetsk, épicentre des combats dans l’Est, de Dnipropetrovsk (Centre) et de Zaporijia (Sud).
Volodymyr Zelensky a publié une vidéo le montrant avec Mykhaïlo Drapaty, en train d’échanger avec des soldats, de les décorer et de les remercier pour leur service.
Le président a expliqué avoir discuté des façons de « renforcer les défenses » de l’Ukraine. Il a cité, comme pistes de travail, l’approvisionnement en drones, l’artillerie, le financement direct des brigades et les problèmes de désertion qui touchent l’armée.
Dix prisonniers de guerre russes sont revenus de captivité dans le cadre d’un échange avec l’Ukraine, a annoncé mercredi la commissaire aux droits humains russe, Iana Lantratova.
« En réponse au retour des prisonniers de guerre ukrainiens le 24 août, la partie ukrainienne a remis à la Russie dix de nos combattants », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.
Lundi, jour du 35e anniversaire de la proclamation de l’indépendance de l’Ukraine, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait annoncé le retour en Ukraine de dix militaires jusqu’alors portés disparus.
Sergey Bratchuk, porte-parole de l’administration militaire de l’oblast d’Odessa, a affirmé mercredi que l’Ukraine avait « mis hors service huit des dix plus grands entrepôts de Wildberries en Russie ». Cette déclaration intervient après l’attaque contre un centre logistique du groupe dans l’oblast de Tambov, qui « a cessé de fonctionner » après l’incendie. Selon les autorités locales, le complexe a « presque entièrement brûlé », sur une superficie d’environ 100 000 mètres carrés.
« Depuis la mi-juillet, les frappes ukrainiennes ont déjà mis hors service huit des plus grands entrepôts de Wildberries en Russie », a expliqué M. Bratchuk.
Deux employés du groupe énergétique ukrainien DTEK sont morts dans la nuit de mardi à mercredi dans une attaque de drone contre leur véhicule, dans l’oblast de Dnipropetrovsk, a annoncé l’entreprise. Les deux hommes rentraient chez eux après leur journée de travail.
Vitali Semenov, 52 ans, travaillait comme mineur chargé de travaux auxiliaires, tandis qu’Illia Rousanenko, 48 ans, était électricien mécanicien souterrain, selon DTEK.
Le ministre des affaires étrangères ukrainien, Andrii Sybiha, s’est entretenu par téléphone avec son homologue français, Jean-Noël Barrot. Les deux ministres ont notamment discuté de la situation en mer Noire, que Kiev juge de plus en plus préoccupante. « La Russie intensifie délibérément ses attaques contre les ports et les voies maritimes au plus fort de la saison des récoltes », a affirmé M. Sybiha, estimant que ces frappes menaçaient « l’économie de l’Ukraine, la liberté de navigation et la sécurité alimentaire mondiale ».
Les deux responsables ont également évoqué les besoins ukrainiens en défense antiaérienne, notamment en « intercepteurs supplémentaires » face à la menace balistique russe, ainsi que la préparation de l’hiver et la protection des infrastructures énergétiques. « La pression sur la Russie doit devenir plus systématique et prévisible », a-t-il déclaré, appelant à ce que « chaque attaque russe de grande ampleur » soit suivie d’une réponse en matière de sanctions.
« L’incendie a complètement détruit le centre logistique de Wildberries », a affirmé le gouverneur russe de l’oblast de Tambov, Evgueni Pervychov. Un centre logistique du spécialiste russe du commerce en ligne a été touché dans la nuit de mardi à mercredi, au sud-est de Moscou.
Deux personnes ont été blessées : un homme de 19 ans, victime d’une commotion cérébrale, et une femme de 49 ans, qui souffre d’une fracture à un doigt, a ajouté le gouverneur.
Selon lui, 13 drones ont été détruits par la défense antiaérienne. Trois drones d’attaque ont toutefois « réussi à frapper le bâtiment de l’entrepôt ». M. Pervychov a assuré qu’une évacuation rapide avait permis d’éviter « des victimes et un grand nombre de blessés ».
La marine bulgare a été mobilisée pour reconnaître et identifier plusieurs drones retrouvés sur le littoral ou dans les eaux de la mer Noire, selon le ministère de la défense bulgare. Un premier appareil a été découvert sur la plage de Kabakum, près de Varna. « Aucun explosif n’a été découvert sur le drone », qui a ensuite été transporté vers la base navale de Varna. Un autre drone, repéré dans les eaux au large de Pomorié, a été identifié puis « détruit sur place en mer ».
Un troisième appareil, découvert au large de Pacha Déré, au sud de Varna, a également été identifié puis « détruit en mer ».
Facts Only
* The Ukrainian Air Force claimed to have shot down or neutralized 233 Russian aerial targets during an attack starting at 18:00 on Wednesday.
* The main areas targeted by the Ukrainian air force were Odessa, Kiev, Dnipropetrovsk, Poltava, and Zaporijia.
* The Russian Ministry of Defense reported intercepting 267 Ukrainian drones over the preceding night.
* Russian drone targets included regions such as Belgorod, Briansk, Koursk, Volgograd, Rostov, Samara, Krasnodar, the Republic of Bachkortostan, and the Black Sea and Azov Seas.
* The Ukrainian air defense neutralized one Oniks missile, seven Iskander-M KN-23 missiles, three S-8000 Banderol missiles, and 222 drones.
* Impacts were recorded on 15 sites, with debris falling on 11 other sites.
* One man was killed in Kherson on Thursday morning following a Russian drone attack.
* A ten-year-old boy was injured and hospitalized in Kherson following a drone attack on a car on Wednesday evening.
* The Russian Ministry of Defense claimed to have intercepted and destroyed 51 Ukrainian drones between 8:00 and 20:00 on Tuesday.
* Russian forces caused at least ten injuries, some severe, in a residential area of Lozova, Karkhiv, following an attack.
Executive Summary
Full Take
The information presented oscillates between military performance metrics and localized civilian impact, creating a tension between official operational reporting and the lived experience on the ground. The pattern observed is the strategic use of kinetic actions (drone strikes) to achieve both military objectives and psychological effects, evidenced by reports of drone attacks against civilians in Kherson and Lozova, juxtaposed against high-level diplomatic exchanges regarding security infrastructure and sanctions. The flow from aerial engagements to documented civilian casualties suggests a strategy where battlefield action is deliberately linked to domestic consequences, serving as a mechanism to enforce specific political narratives—such as portraying Russian actions as terrorism or justifiable conflict rather than isolated attacks. Furthermore, the reporting on alleged sabotage involving advanced munitions recovered near an aircraft suggests a parallel narrative concerning state-sponsored intelligence and potential infrastructure targeting, which is then countered by geopolitical maneuvers like the CIA visit, indicating competing frameworks for understanding the ongoing conflict's trajectory. The ambiguity between claimed military success and documented civilian harm forces an inquiry into the accountability structures surrounding these events, asking whether stated operational successes are fully weighted against the human costs they generate.
Bridge Questions: How do official battlefield statistics reconcile with localized reports of civilian harm? What mechanisms exist to ensure that intelligence assessments regarding sabotage and kinetic attacks are validated independently, separate from direct state communication? What long-term consequences do sustained patterns of drone warfare have on the cognitive sovereignty and social stability of occupied or contested territories?
