Lire tous nos articles, analyses et reportages sur la guerre en Ukraine.
Vous pouvez retrouver notre précédent live en cliquant sur ce lien.
Les frappes ukrainiennes nocturnes sur Saint-Pétersbourg et Kronstadt ne resteront pas « sans réponse », affirme le ministère de la défense russe. L’armée ukrainienne a confirmé, samedi, avoir pris pour cible le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et la base navale de Kronstadt, voisine de la ville, où des incendies se sont, selon elle, déclarés.
Posez votre question à la rédaction :
Le ministère des situations d’urgences ukrainien rapporte recenser 31 morts et 102 blessés à la suite des attaques aériennes russes d’ampleur menées dans la nuit de mercredi à jeudi, au cours de laquelle l’Ukraine a été visée par 496 drones et 74 missiles de différents types, dont respectivement 476 et 48 ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne. Trente secouristes et huit unités techniques ont été mobilisées samedi.
La capitale, Kiev, avait été en particulier ciblée. Des journalistes de l’Agence France-Presse ont entendu des explosions pendant plusieurs heures et l’alerte aérienne a duré plus de onze heures d’affilée.
« En raison de la libération [terme employé par les autorités russes lorsqu’elles clament la prise d’une localité ukrainienne] de la ville de Kostiantynivka (🚩) par les forces russes et de l’établissement de notre contrôle total sur elle, la partie russe est prête à mener [un] transfert des corps des soldats ukrainiens tués dans cette localité », a fait part le ministère de la défense russe, proposant un cessez-le-feu lundi entre midi et 18 heures (heure de Moscou).
Kiev a démenti ces affirmations formulées par l’armée russe. L’état-major ukrainien assure que ses unités militaires « continuent de tenir leurs positions », malgré une situation décrite comme « difficile » aux abords de cette localité stratégique. A la mi-journée, ce samedi, Volodymyr Zelensky a également rejeté les revendications russes. « C’est juste un autre mensonge russe », a-t-il écrit dans un message évoquant un échange avec le chancelier allemand, Friedrich Merz. Et le président ukrainien d’ironiser : « Si Kostiantynivka était actuellement sous le contrôle de la Russie, [Vladimir] Poutine n’aurait sans doute aucun mal à m’y rencontrer et à trouver des solutions diplomatiques pour mettre fin à la guerre. »
L’Institute for the Study of War (ISW) considère également que les affirmations de Moscou concernant Kostiantynivka sont contraires « à toutes les preuves disponibles concernant l’ampleur réelle des avancées russes dans la ville », dans une analyse parue vendredi. Selon l’ISW, Vladimir Poutine veut « influencer la couverture médiatique occidentale de la guerre » à l’approche de la fête nationale américaine.
Armin Papperger, patron du géant allemand de la défense Rheinmetall, a déclaré que l’échec du groupe à obtenir un contrat de Berlin pour construire des navires de guerre de nouvelle génération, les frégates F126, constituait un « revers », dans un entretien accordé à Der Spiegel. En juin, le gouvernement allemand avait annoncé abandonner le programme d’un montant de plusieurs milliards d’euros, faisant chuter le cours de l’action Rheinmetall d’environ 20 %, alors que l’entreprise était le candidat pressenti à la reprise du projet.
L’Allemagne, comme d’autres pays européens, dépense des sommes considérables pour étoffer des forces armées longtemps négligées, afin de faire face à une Russie jugée hostile et aux inquiétudes liées aux engagements de sécurité de la part des Etats-Unis envers le Vieux Continent.
« Aujourd’hui, cela fait 250 ans qu’est né l’un des rêves les plus brillants, les plus puissants et les plus influents de l’humanité : le rêve américain d’un pays indépendant, libre et prospère, qui défend la liberté des individus, la foi et la quête du bonheur », écrit le président ukrainien sur les réseaux sociaux.
« Aujourd’hui, au XXIe siècle, l’influence et l’importance des Etats-Unis ne sont certainement pas moindres et nous le constatons tout particulièrement en Ukraine, qui se bat pour son indépendance, sa liberté et le droit au bonheur de notre peuple, avec pratiquement les mêmes espoirs, le même sens et la même énergie que ceux avec lesquels les Américains ont conquis et défendu leur indépendance », poursuit-il, en exprimant sa gratitude pour l’aide militaire de Washington.
« Les armes américaines, des [missiles antichar] Javelin que le président [Donald] Trump a décidé de fournir à l’Ukraine aux [intercepteurs] Patriot qui protègent de la manière la plus fiable la vie de notre peuple, tout ce par quoi les Etats-Unis nous ont aidés à défendre notre pays, témoignent de la force de l’esprit américain, de la détermination américaine et des technologies américaines (…) Je suis convaincu que si nous sommes unis nous parviendrons à la paix ! », ajoute Volodymyr Zelensky.
« La tentative [du président ukrainien] Volodymyr Zelensky de porter atteinte à des cibles civiles de la Fédération de Russie ne restera pas sans réponse de la part des forces armées de la Fédération de Russie », avertit le ministère de la défense russe, dans un communiqué diffusé sur Telegram.
Plus de 500 « cibles aériennes », dont dix missiles de croisière Flamingo, neuf roquettes Himars et 494 drones à longue portée ont, selon lui, été interceptées dans la nuit en Russie.
Découvrez les articles les plus lus par nos abonnés
Article réservé aux abonnés Venir de l’enseignement privé hors contrat était un « critère éliminatoire », sur Parcoursup, pour intégrer la prépa du lycée militaire du Prytanée
Article réservé aux abonnés A l’ambassade des Etats-Unis, Charles Kushner fête les 250 ans de l’indépendance avec feu d’artifice, champagne et Bernard Arnault
Article réservé aux abonnés Aux Etats-Unis, une canicule exceptionnelle perturbe les 250 ans de l’indépendance et la Coupe du monde de football
Article réservé aux abonnés 250 ans d’indépendance américaine : un anniversaire désenchanté
Article réservé aux abonnés « La France bigarrée, celle de Kylian Mbappé et des Bleus, est une réalité trop prometteuse pour servir de punching-ball électoral »
Article réservé aux abonnés « Tout est entaché par ce que cet homme a fait à mon fils » : ces familles percutées par les violences sexuelles commises sur leurs enfants
Deux cent soixante-quatre drones ukrainiens ont été interceptés ces vingt-quatre dernières heures dans l’oblast de Briansk, a annoncé son gouverneur par intérim, Egor Kovaltchouk, en milieu d’après-midi.
Les fenêtres de deux jardins d’enfants, d’une école et d’un hôpital ont été endommagées à Karatchev, ajoute-t-il sur Telegram. Le gouverneur avait auparavant fait état d’un mort et de deux blessés à Briansk.
L’armée ukrainienne a confirmé avoir pris pour cible le terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et la base navale de Kronstadt, voisine de la ville, où des incendies se sont, selon elle, déclarés. Elle dit, par ailleurs, avoir touché entre autres un hélicoptère russe en mer d’Azov, un pont de l’oblast de Louhansk et deux postes de commandements dans celui de Donetsk.
Selon une analyse de l’Institute for the Study of War (ISW) parue vendredi 3 juillet, les affirmations de Moscou selon lesquelles l’armée russe aurait pris le contrôle de Kostiantynivka sont contraires « à toutes les preuves disponibles concernant l’ampleur réelle des avancées russes dans la ville ». Certes, « les forces russes ont réalisé des avancées tactiques à l’intérieur de Kostiantynivka ces dernières semaines », poursuivent les analystes, « mais l’essentiel de la présence russe dans la ville est constitué de petits groupes d’infiltrés dispersés parmi les positions ukrainiennes ».
La revendication de cette avancée russe présumée s’inscrit, selon l’ISW, « dans le cadre d’une guerre cognitive visant à convaincre l’Occident de la fausse idée selon laquelle les forces russes sont capables d’avancer rapidement sur l’ensemble de la ligne de front ». Plus précisément, Vladimir Poutine espère « probablement » utiliser l’exemple de Kostiantynivka « pour influencer la couverture médiatique occidentale de la guerre pendant le week-end, en particulier à l’occasion de la fête nationale américaine du 4 juillet ».
Après que l’Ukraine a frappé un terminal pétrolier à Saint-Pétersbourg, samedi matin, l’armée russe a répliqué en ciblant un dépôt pétrolier de la région de Zaporijia. Sur son canal Telegram officiel, le ministère de la défense russe a déclaré, à la mi-journée, que des drones avaient attaqué une installation surnommée « Kantserovka » (🚩), située près de la localité de Vysokohirne (🚩). « Les infrastructures du site ont été gravement endommagées », affirme l’armée, qui a également diffusé des images de l’opération.
Une enfant de 10 ans « est décédée à l’hôpital après avoir été blessée par un tir » russe vendredi à Lozova (🚩), dans l’oblast ukrainien de Kharkiv, a annoncé, samedi, Oleh Synehoubov, chef de l’administration régionale. « Nos médecins ont fait tout leur possible pour la sauver, mais ses blessures se sont avérées trop graves », a-t-il écrit sur Telegram. Vendredi, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, avait annoncé que six personnes, dont trois enfants, avaient été blessées par des tirs russes dans l’oblast de Kharkiv.
Dans un article du journal en ligne ukrainien Ukraïnska Pravda paru samedi 4 juillet, l’état-major ukrainien a démenti les affirmations formulées la veille par l’armée russe, selon lesquelles elle aurait pris le contrôle complet de la ville ukrainienne de Kostiantynivka (🚩). Le major Andrii Kovalov, porte-parole de l’état-major des forces armées ukrainiennes, affirme que la localité, où se déroule depuis des mois l’une des batailles les plus féroces à l’échelle de l’Ukraine, reste sous le contrôle des forces de défense ukrainiennes.
Kostiantynivka, pointe sud de la « ceinture fortifiée » de l’oblast de Donetsk, est une ville stratégique. Andrii Kovalov assure que des unités militaires ukrainiennes « continuent de tenir leurs positions le long des lignes désignées », concédant toutefois que « la situation reste difficile » et que des petits groupes d’infanterie russes se sont infiltrés dans la zone. « L’ennemi, et ce n’est pas la première fois, recourt à la diffusion de désinformation flagrante et de fausses informations au plus haut niveau officiel », a-t-il également critiqué.
A la mi-journée, Volodymyr Zelensky a également réfuté les revendications russes concernant Kostiantynivka. « C’est juste un autre mensonge russe », a-t-il écrit dans un message évoquant un échange avec le chancelier allemand, Friedrich Merz. Et le président ukrainien d’ironiser : « Si Kostyantynivka était actuellement sous le contrôle de la Russie, [Vladimir] Poutine n’aurait sans doute aucun mal à m’y rencontrer et à trouver des solutions diplomatiques pour mettre fin à la guerre. »
Bonjour et merci pour votre question.
Le gouverneur de la ville de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, affirme qu’« il n’y a eu ni victimes ni dégâts ». Un drone intercepté par la défense aérienne russe s’est bien écrasé à Peterhof, une municipalité de la banlieue de Saint-Pétersbourg connue pour abriter un palais impérial au parc agrémenté de fastueuses fontaines, mais aucun élément ne permet à ce stade d’affirmer que ces espaces ont été endommagés.
Egor Kovaltchouk, gouverneur par intérim de la région de Briansk, a affirmé, samedi matin, qu’un civil avait été tué dans une frappe de drone ukrainienne contre un immeuble du district Bezhitskiy (🚩), dans la ville de Briansk. Deux personnes ont également été blessées et transportées à l’hôpital, selon cette source.
Sergueï Aksionov, chef de la république de Crimée, un territoire ukrainien annexé par la Russie en 2014, a de son côté écrit sur Telegram qu’« une personne a perdu la vie cette nuit lors d’une attaque ennemie en Crimée » et que cette dernière a aussi fait deux blessés.
« Cette nuit, nos sanctions ukrainiennes contre la Russie pour cette guerre ont porté leurs fruits près de Saint-Pétersbourg. » Dans un message publié sur Telegram samedi matin, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a revendiqué des frappes contre un terminal pétrolier de la deuxième ville russe la plus peuplée.
« Les forces de défense ukrainiennes ont touché l’infrastructure pétrolière portuaire, qui sert à financer la guerre russe, et ont également attaqué [l’île russe de] Kronstadt (🚩), une cible militaire importante », a-t-il précisé, ajoutant que la distance entre ces sites et la frontière nationale ukrainienne « est de plus de 850 kilomètres ».
Saint-Pétersbourg et Kronstadt, la petite île de la mer Baltique qui fait face à Saint-Pétersbourg, avaient déjà été frappées dans des conditions similaires par l’Ukraine, au début du mois de juin. Un terminal pétrolier avait alors été attaqué et d’impressionnants panaches de fumée grise étaient visibles à l’ouverture du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.
Le gouverneur de la ville de Saint-Pétersbourg, Alexandre Beglov, a affirmé, samedi peu avant 9 heures, que les forces de défense aérienne russes avaient « repoussé une attaque de drones ennemis contre Saint-Pétersbourg ». Selon cette même source, quelque 72 drones ukrainiens ont été abattus, sans faire « ni victimes ni dégâts ». Il a toutefois concédé, comme l’ont montré des vidéos en ligne diffusées plus tôt dans la matinée, qu’une frappe avait bel et bien « touché le site d’un terminal pétrolier situé dans le district de Kirov (🚩) ». « Les conséquences techniques ont été maîtrisées », a-t-il dit, sans évoquer l’important panache de fumée émanant du site.
Alexandre Beglov, gouverneur de Saint-Pétersbourg, a confirmé, samedi matin, que la ville russe « subi[ssai]t une attaque massive de drones militaires » ukrainiens. « Conformément aux recommandations du quartier général opérationnel, je demande aux habitants de Saint-Pétersbourg de rester chez eux et de ne pas sortir jusqu’à ce que la menace des drones soit levée », a-t-il écrit sur son canal Telegram officiel. Il a également annoncé que des coupures du réseau Internet mobile pourraient se produire.
Samedi à l’aube, plusieurs sources russes et ukrainiennes ont fait état de frappes ukrainiennes contre un terminal pétrolier de Saint-Pétersbourg et d’autres cibles de l’oblast de Leningrad.
Dans la nuit de vendredi à samedi, la Russie a lancé deux missiles et 86 drones en direction de l’Ukraine, selon un compte rendu matinal du ministère de la défense ukrainien. « Selon les données préliminaires, à 8 h 30 [7 h 30 à Paris], la défense anti-aérienne a abattu ou neutralisé 69 drones ennemis (…) dans le nord, le sud et l’est du pays », d’après ce communiqué publié sur Telegram. Des débris de drones abattus ont, par ailleurs, été signalés sur cinq sites.
De son côté, la Russie a dit avoir intercepté sur la même période quelque 389 drones ukrainiens au-dessus de ses territoires et de ceux de l’Ukraine qu’elle occupe.
Des vidéos montrant d’importants panaches de fumée aux abords de Saint-Pétersbourg ont été publiées, samedi matin, par des canaux Telegram russes et ukrainiens. « Pokrovsk News » rapporte ainsi qu’un incendie ferait rage dans un terminal pétrolier de la deuxième ville la plus peuplée de Russie et évoque des « débris de drones ». Les canaux « Astra » et « Exilenova » en viennent aux mêmes conclusions, ce dernier affirmant, par ailleurs, que le port de Vysotsk, situé lui aussi dans l’oblast de Léningrad, aurait également été touché par des frappes ukrainiennes.
Alexandre Drojdenko, gouverneur de l’oblast de Léningrad, n’a pas confirmé directement ces attaques mais a annoncé samedi matin que « plusieurs dizaines de drones ennemis ont été abattus au-dessus du territoire de la région de Leningrad » et que « la chute de débris a été signalée dans la région du port de Vysotsk ». De son côté, l’armée ukrainienne n’a pour l’heure pas publiquement revendiqué de telles frappes.
