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Selon le président ukrainien, qui s’est exprimé lors d’une réunion des Etats membres de la coalition des volontaires, la défense de son pays est actuellement confrontée à un déficit budgétaire. Des décisions de dépenses prises en début d’année ont déjà entraîné l’utilisation anticipée de fonds prévus pour le second semestre 2026.
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Le président ukrainien a déclaré aux dirigeants européens, qui se sont déplacés à Kiev, que son pays avait « besoin de plus d’argent, beaucoup plus » pour accroître sa production de drones et missiles face à celle de la Russie, alors que les deux belligérants sont engagés depuis plusieurs mois dans une escalade de frappes à longue portée, visant des sites civils tels que des entrepôts logistiques et sites pétroliers et portuaires. Ces attaques font un nombre croissant de victimes civiles chaque semaine.
« Nous menons des opérations fructueuses grâce à eux, mais nous ne disposons pas d’un financement suffisant pour cela », a poursuivi M. Zelensky, qui argue que son pays doit rester « compétitif en matière de nombre de frappes en profondeur » pour « ramener cette guerre sur le sol russe et leur faire vraiment mal ».
M. Zelensky avait révélé dimanche que la défense ukrainienne est actuellement confrontée à un déficit budgétaire d’environ 23 milliards d’euros, après que des décisions de dépenses prises en début d’année ont entraîné l’utilisation anticipée de fonds prévus pour le second semestre 2026. Les Européens avaient déjà convenu fin 2025 d’accorder un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine pour 2026 et 2027.
« L’une des principales options consiste à avancer le versement d’une partie du prêt européen, prévu pour l’année prochaine, et à la rendre disponible dès cette année », a notamment déclaré M. Zelensky.
Au total, l’Ukraine a reçu plus de 230 milliards d’euros de la part des pays européens et 115 milliards de la part des Etats-Unis depuis 2022, et doit en recevoir 160 milliards supplémentaires à l’avenir, selon les chiffres de l’institut allemand Kiel.
« Au cours de la semaine dernière, les forces russes ont lancé plus de 6 400 drones [sur la région de Kherson] », située dans le sud de l’Ukraine, a affirmé Oleksandr Prokudin, chef de l’administration de l’oblast, sur Telegram. Il a aussi précisé que l’armée ukrainienne avait neutralisé « plus de 93 % des cibles, soit plus de 6 000 drones ».
En marge du 35e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et le premier ministre britannique, Andy Burnham, ont signé un accord sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans les forces armées, a fait savoir le gouvernement britannique.
L’accord prévoit que Londres puisse accéder à la base de données ukrainienne Avengers, une « plateforme [fournissant] des données (…) collectées par des milliers de caméras de jour et de capteurs infrarouges déployés sur le champ de bataille (…) », afin d’entraîner de nouveaux modèles d’IA, précise Downing Street dans son communiqué.
Le gouvernement britannique ajoute que ces données doivent être bientôt testées sur un site de défense du pays, afin d’en « protéger les bases contre les manifestants et les acteurs hostiles cherchant à obtenir des renseignements ». Elles serviront aussi à défendre les aéroports, réseaux ferroviaires, centrales électriques et prisons.
En contrepartie, le Royaume-Uni doit apporter « son soutien à l’Ukraine grâce à ses universités, ses chercheurs et ses entreprises technologiques de premier plan, ainsi qu’à son écosystème d’IA », précise le texte.
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A l’issue de la réunion de la coalition des volontaires, qui s’est tenue dans l’après-midi à Kiev, les dirigeants français, britannique et allemand ont « condamné les frappes systématiques et de plus en plus intenses menées par la Russie contre les villes, les infrastructures essentielles et les civils ukrainiens, qui ont causé le plus grand nombre de victimes civiles depuis le début de l’invasion (…) en 2022 et endommagé un hôpital pour enfants [dans la capitale ukrainienne] la semaine précédente ».
« Ils ont également condamné les attaques russes contre les sites du patrimoine culturel ukrainien, qui font partie intégrante de l’identité nationale de l’Ukraine, notamment la Laure de Kiev-Petchersk, ajoute le communiqué publié par les services de l’Elysée.
Les coprésidents de la coalition ont aussi « exprimé leur détermination à accroître le soutien militaire apporté à l’Ukraine, à renforcer sa défense aérienne en priorité absolue, à intensifier la coopération avec son industrie de défense et à partager les technologies pertinentes, notamment par le biais de la coalition antibalistique. Ils se sont également engagés à intensifier les sanctions sur le complexe militaro-industriel de la Russie et ceux qui le soutiennent. »
Le ministère de la défense ukrainien a affirmé avoir mené, depuis le début de l’année, plus de 100 000 missions de « logistique et d’évacuation » à l’aide de drones terrestres. Presque 20 000 opérations de ce type ont été rapportées sur le seul mois de juillet, selon lui.
L’autorité souligne également avoir « considérablement augmenté, cette année, le volume de ses achats et le niveau de sa demande en systèmes robotiques de combat ». Au total, « plus de 22 000 unités ont déjà été commandées, soit près du double des chiffres de l’année précédente », selon elle.
Antonio Tajani, le ministre des affaires étrangères italien, a annoncé qu’un nouveau programme d’aide à l’Ukraine était en préparation, après s’être entretenu au téléphone avec son homologue ukrainien, Andrii Sybiha.
« J’ai réaffirmé le plein soutien du gouvernement à l’instauration rapide d’une paix juste et durable. L’engagement de l’Italie envers la sécurité, la reconstruction et la défense de l’Ukraine demeure intact, notamment grâce au nouveau plan de soutien italien, en plus de son appui aux sanctions de l’UE », a-t-il écrit, sur son compte X.
Au cours du somment réunissant les différents membres de la coalition des volontaires, Volodymyr Zelensky a affirmé qu’il n’y avait pas de « blocus total » en mer Noire, et ce malgré les attaques russes ciblant les infrastructures du port d’Odessa, situé dans le sud-ouest du pays.
« Aujourd’hui, il n’y a pas de blocus total. Il y a une tentative de blocus total, mais trois à quatre navires par jour entrent et sortent [d’Odessa] », a-t-il précisé, selon l’agence de presse Interfax-Ukraine.
Emmanuel Macron, qui a suivi en visioconférence la réunion de la coalition des volontaires – qui s’est tenue à Kiev –, dans l’après-midi, a déclaré au cours des discussions que « la Russie tentera une escalade contre les pays européens afin de les dissuader d’aider l’Ukraine ».
« Il est clair que les pays de l’OTAN seront ciblés et que les provocations se multiplieront », a-t-il prévenu, exhortant à « rester calme et continuer » d’aider l’Ukraine.
Le président français réagissait aux dernières menaces formulées par la Russie, qui a accusé le Royaume-Uni de faire obstacle à la paix. Après que Londres a annoncé qu’elle aiderait l’Ukraine à fabriquer ses propres missiles à longue portée, en partageant des données techniques, le Kremlin a averti le Royaume-Uni que l’armée russe localiserait « les sites de production » de ces missiles, puis les détruirait.
Une femme de 76 ans a été « mortellement blessée » après avoir été touchée par une attaque de drone dans la région de Kherson, située dans le sud de l’Ukraine, selon Oleksandr Prokudin, chef de l’administration de l’oblast. « Ce matin, les assaillants ont attaqué [la commune de] Chyroka Balka (🚩) », a-t-il précisé sur Telegram.
Le parquet de Kherson a ajouté qu’« un garçon de 11 ans a été blessé lors de l’attaque, alors qu’il se trouvait à l’intérieur d’un bâtiment ».
A l’occasion de la cérémonie du 35e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine, Volodymyr Zelensky a soutenu que « l’Ukraine sera toujours indépendante ».
« Les Ukrainiens ne seront pas un simple pavé sous les pieds des tsars et des chefs. Les Ukrainiens ne seront pas une monnaie d’échange dans les conflits des capitales. Les Ukrainiens ne se soumettront pas à ce en quoi ils ne croient pas, et certainement pas à l’abandon de leur rêve : le rêve de vivre, le rêve de vivre en liberté », a-t-il écrit sur Telegram.
Andy Burnham, qui se trouve dans la capitale ukrainienne aux côtés d’autres dirigeants internationaux, a réaffirmé son soutien à l’Ukraine en annonçant que le Royaume-Uni aiderait l’Ukraine à fabriquer ses propres missiles à longue portée, en divulguant des informations techniques classifiées concernant des composants britanniques.
« Malgré les menaces scandaleuses de la Russie envers mon pays, nous continuerons à soutenir la défense de l’Ukraine. (…) Vous ne demandez rien de plus que la possibilité de vivre vos vies en paix (…). C’est ce que vous méritez. Et nous serons à vos côtés jusqu’à ce que ce jour arrive ! », a-t-il prévenu, selon les propos rapportés par Associated Press.
Le dirigeant a précisé que ce serait l’entreprise de défense MBDA qui communiquerait à l’Ukraine les détails concernant la confection du missile Scalp, dont les pièces sont fabriquées au Royaume-Uni, afin d’aider le pays à assembler cette arme.
Bonjour,
Ces drapeaux, constitués d’une bande rouge au-dessus d’une bande noire, sont ceux de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), branche militaire de l’Organisation des nationalistes ukrainiens.
Ces derniers sont au centre d’une crise mémorielle entre l’Ukraine et la Pologne, l’UPA étant responsable, selon Varsovie, de la mort de plus de 100 000 Polonais durant la seconde guerre mondiale. La décision du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, en juillet, de rebaptiser une unité des forces spéciales en hommage aux héros de l’UPA, a poussé le chef de l’Etat polonais, Karol Nawrocki, à lui retirer l’ordre de l’Aigle blanc, la plus haute distinction polonaise.
Après le second conflit mondial, en Ukraine soviétique, ces massacres sont restés tabous, raconte Hélène Bienvenue, envoyée spéciale en Ukraine, dans nos colonnes. Après la chute de l’URSS et l’indépendance de l’Ukraine, en 1991, une réconciliation entre Kiev et Varsovie s’est doucement amorcée. Mais la révolution de Maïdan et la guerre dans le Donbass, en 2014, ont progressivement laissé la place, du côté ukrainien, à un discours promouvant les militants de l’UPA comme des figures héroïques. Aujourd’hui, les drapeaux rouge et noir de l’UPA flottent sur nombre de tombes d’Ukrainiens tués par les Russes depuis le 24 février 2022.
Ce sont eux que vous avez vus dans notre post consacré à une cérémonie d’hommage à Lviv. Pour en savoir plus sur l’histoire derrière ce drapeau, vous pouvez consulter cet article :
Deux drones ont frappé des stations-service à Kharkiv, blessant un client de 51 ans et un salarié de 26 ans, lundi après-midi, a fait savoir le parquet régional sur Telegram. Un incendie s’est déclaré dans la deuxième station visée, a-t-il précisé. Le maire de la ville a confirmé ces attaques, également sur Telegram.
Le président russe, Vladimir Poutine, a signé un décret, qui a été publié lundi, autorisant l’Etat à prendre temporairement le contrôle d’installations critiques jugées insuffisamment protégées contre les attaques de drones ukrainiens. Ces installations peuvent inclure des complexes énergétiques, des sites industriels, des centres logistiques ainsi que des infrastructures de communication et de services publics, selon le décret.
Le gouvernement décidera de la fin de cette gestion temporaire, sur instruction du président. Ces derniers mois, l’Ukraine a intensifié ses frappes contre les raffineries de pétrole, les ports et les entrepôts logistiques commerciaux russes, entraînant des pénuries d’essence dans plusieurs régions du pays, ainsi que des perturbations dans les exportations de céréales.
Le géant du commerce en ligne Wildberries, souvent surnommé « l’Amazon russe », a perdu au moins 17 % de sa capacité de stockage après avoir été pris pour cible par des drones ukrainiens, selon les estimations des médias russes publiées en début de mois et fondées sur des analyses d’experts. Un autre détaillant en ligne, Ozon, a vu l’un de ses centres logistiques attaqué tôt lundi matin. Le gouvernement de Moscou prépare actuellement des mesures de soutien pour les vendeurs de Wildberries touchés par les frappes de drones sur les entrepôts.
J'aimerais que Le Monde explique pourquoi il ne dit pas Kyiv au lieu de Kiev ?
Bonjour Sedemande,
Le sujet de la graphie des villes ukrainiennes a été beaucoup discuté depuis l’invasion russe de l’Ukraine. Les médias français utilisent souvent « Kiev » pour désigner la capitale de l’Ukraine – à de rares exceptions près. Le Monde utilise « Kiev », et non « Kyïv ».
Comme l’explique le service de correction du journal, nous continuons à appeler la capitale de l’Ukraine Kiev parce que ce nom est devenu, dans notre langue, un exonyme, c’est-à-dire un mot français entré dans l’usage courant depuis des centaines d’années, comme « Londres », par exemple, désigne le « London » des Britanniques. Nous avons en revanche décidé, il y a plusieurs années, d’adopter les noms ukrainiens – « Lviv » ou « Kharkiv », à la place de « Lvov » et « Kharkov », par exemple – pour les villes qui sont beaucoup moins souvent désignées dans la langue française.
Nous vous invitons à lire l’explication qui avait été publiée l’année dernière sur le sujet :
Les autorités de l’oblast de Tchernihiv dénombrent désormais vingt blessés, dont deux enfants, après la chute d’un drone russe sur un immeuble d’habitation du centre-ville de Tchernihiv (🚩), dans le nord de l’Ukraine, lundi matin, selon le gouverneur de l’oblast, Viatcheslav Tchaouss.
Une femme se trouve hospitalisée « dans un état grave », a-t-il ajouté. « Encore un acte cynique de la part des Russes : lancer un drone en plein jour, en plein centre-ville de Tchernihiv. Directement sur la population », a écrit M. Tchaouss, précisant que l’incendie avait pu être éteint par les secours.
Facts Only
* Volodymyr Zelensky announced a budget deficit of approximately 23 billion euros for Ukraine's defense.
* Ukraine has received over 230 billion euros from European countries and 115 billion from the United States since 2022.
* European nations agreed at the end of 2025 to a loan of 90 billion euros for Ukraine for 2026 and 2027.
* Ukraine and the United Kingdom signed an agreement allowing the UK to access the "Avengers" database for AI training in exchange for technical and academic support.
* The UK defense company MBDA will provide technical details on the Scalp missile to help Ukraine assemble long-range missiles.
* Russian forces reportedly launched over 6,400 drones toward the Kherson region in one week.
* Vladimir Putin signed a decree allowing the Russian state to take temporary control of critical installations deemed insufficiently protected against drones.
* Ukrainian drones have targeted Russian oil refineries, ports, and the logistics centers of Wildberries and Ozon.
* France, Germany, and the UK condemned Russian strikes on Ukrainian civilian infrastructure and cultural heritage sites.
* Italy is preparing a new support program for Ukraine's security and reconstruction.
* A drone attack in Tchernihiv resulted in twenty injuries, including two children.
Executive Summary
Ukraine is facing a critical financial gap in its defense budget, estimated at 23 billion euros, driven by the early use of funds originally slated for 2026. President Zelensky is seeking to accelerate the disbursement of a 90-billion-euro European loan to maintain competitiveness in long-range strikes and drone production. This economic pressure coincides with an intensifying escalation of aerial warfare, characterized by massive drone deployments in the south and targeted Ukrainian strikes on Russian energy and logistics hubs.
Strategic cooperation is shifting toward high-technology integration and domestic production. A new partnership with the United Kingdom focuses on the dual use of AI—utilizing Ukrainian battlefield data to train British defense models while receiving technical expertise to manufacture long-range missiles locally. While Western allies have reaffirmed their commitment to air defense and sanctions, Russia has responded by nationalizing critical infrastructure to mitigate the impact of Ukrainian drones and threatening to target production sites. The conflict remains characterized by high civilian casualties and a deadlock in the Black Sea, where shipping continues despite Russian attempts at a total blockade.
Full Take
The strongest version of this narrative depicts a nation in a desperate but calculated transition from reliance on foreign donations to the establishment of a self-sustaining, high-tech defense industry. It frames the request for advanced funds not as a failure of planning, but as a necessary pivot to meet the scale of Russian attrition.
The narrative relies on a high volume of specific figures—billion-euro loans, drone counts, and casualty numbers—to create a sense of urgency and legitimacy. However, it avoids detailing the specific "spending decisions" that led to the 2026 budget depletion, leaving a void where fiscal accountability would normally sit. This is not a load-bearing manipulation but a common omission in wartime reporting.
Patterns detected: none
The driving paradigm is one of "technological escalation." The shift from providing finished weapons to sharing the "blueprints" (AI data and missile components) suggests a long-term strategy to embed Ukraine into the Western military-industrial complex. The unstated assumption is that technical superiority in AI and long-range precision can offset Russia's advantage in raw mass and manpower.
The second-order consequence of the AI agreement is the commodification of battlefield data; Ukrainian soldiers' experiences are transformed into training sets for British security. This creates a symbiotic but asymmetrical dependency where the "laboratory" is a war zone and the "beneficiary" is a global power's defense infrastructure.
Bridge Questions:
1. What specific fiscal triggers led to the premature exhaustion of 2026 funds?
2. How does the transition to domestic missile production alter the political risk for providing nations?
3. At what point does the "temporary" Russian state control of infrastructure become a permanent shift in their economic model?
Counterstrike Scan: A coordinated campaign would emphasize the "inevitability" of victory through tech while masking the financial instability. This text remains a standard journalistic aggregation of official statements and reports; it does not match the structural pattern of a scripted influence operation.
