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Le président américain, Donald Trump, a fustigé dimanche la réponse apportée par l’Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant « totalement inacceptable ».
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Pouvez-vous résumer le contenu des différents échanges épistolaires entre les Etats-Unis et l'Iran portant sur les conditions réciproques d'arrêt du conflit ? Merci. Il n'y a rien dans le dernier échange sur l'uranium enrichi ?
Bonjour,
On ne connaît pas dans le détail les dernières propositions de l’Iran, que Donald Trump a jugées inacceptables. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien a déclaré dans la matinée que Téhéran réclame toujours la levée du blocus américain des ports iraniens et le déblocage des avoirs gelés. D’après la chaîne publique iranienne IRIB, la République islamique exige, en outre, des réparations de guerre et revendique la souveraineté du détroit d’Ormuz.
Concernant son programme nucléaire, elle, accepterait, selon le quotidien américain, de « diluer » une partie de son uranium hautement enrichi et de transférer le reste dans un « pays tiers », mais refuserait le démantèlement de ses installations et un moratoire de vingt ans de l’enrichissement d’uranium, selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier.
Un homme soupçonné d’espionnage pour le compte des services secrets israéliens et américains a été exécuté en Iran, a annoncé lundi l’agence Mizan, organe de presse du pouvoir judiciaire.
Erfan Shakourzadeh « a été pendu pour collaboration avec les services de renseignement des Etats-Unis et le Mossad », les services israéliens de renseignement extérieurs, écrit-elle sur les réseaux sociaux. Selon les ONG Hengaw et Iran Human Rights (IHR), établies en Norvège, il était étudiant à la prestigieuse Université des sciences et technologies de Téhéran.
Avant son exécution, il a rédigé un message dans lequel il nie les accusations. « Ne laissez pas une autre vie innocente disparaître dans le silence et sans attention publique », a-t-il écrit, selon les deux organisations. Cet étudiant en master d’ingénierie aérospatiale a été « soumis à neuf mois de sévères tortures physiques et psychologiques à l’isolement afin d’extorquer des aveux forcés », affirme Hengaw.
Un pétrolier chargé de brut irakien a quitté le golfe Arabo-Persique et le détroit d’Ormuz avec la permission des autorités iraniennes, rapporte l’agence de presse Fars. Le transpondeur de l’Agios-Fanourios a été désactivé dimanche alors qu’il se trouvait dans le détroit, puis remis en service en mer d’Oman, précise-t-elle. Selon le site MarineTraffic, le navire sous pavillon maltais, qui fait route vers le Vietnam, se trouve à une centaine de milles nautiques au large de Mascate, dans le sultanat d’Oman.
Un soldat israélien a été tué, dimanche, près de la frontière avec le Liban, où les affrontements avec le Hezbollah se poursuivent, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril, a annoncé l’armée israélienne.
Le sous-officier Alexander Glovanyov, qui était âgé de 47 ans, « est tombé au combat », a-t-elle précisé dans un communiqué. Au total, 19 Israéliens ont été tués au Liban, dont 18 soldats et un agent contractuel travaillant pour l’armée, depuis le début de la guerre, le 2 mars.
Téhéran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin de la guerre dans l’ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés, selon le ministère des affaires étrangères iranien.
« Tout ce que nous avons proposé dans le texte était des demandes raisonnables et responsables ainsi que des propositions généreuses, non seulement pour les intérêts nationaux de l’Iran, mais aussi pour le bien, la stabilité et la sécurité de toute la région et du monde », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, lors d’un point-presse hebdomadaire, alors que le président américain, Donald Trump, a jugé la réponse iranienne « totalement inacceptable ».
« La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a-t-il poursuivi, ajoutant que Téhéran réclame notamment « la fin de la guerre dans la région », la levée du blocus américain des ports iraniens et « le déblocage des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années ».
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Un raid de l’aviation israélienne a fait deux morts et cinq blessés à Abba, dans le sud du Liban, et une personne a été tuée par un drone à Haris, dans la même région, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA). L’armée israélienne avait auparavant ordonné l’évacuation de neuf villages du Liban sud.
L’armée israélienne a de nouveau appelé, lundi matin, les habitants de neuf villages du sud du Liban à évacuer immédiatement, avant des attaques prévues contre le Hezbollah, malgré la trêve en cours.
« A la lumière de la violation de l’accord de cessez-le-feu par l’organisation terroriste Hezbollah », l’armée est « contrainte d’agir contre elle avec fermeté », a déclaré sur Telegram le porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Avichay Adraee, énumérant neuf localités à évacuer « immédiatement », et à en rester éloignés « d’au moins 1 000 mètres, dans des zones dégagées ».
Les prix du pétrole bondissent de 5 %, lundi, en l’absence d’issue en vue au Moyen-Orient, Donald Trump ayant sèchement rejeté la réponse de l’Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre.
Vers 7 h 10, heure de Paris, le baril de west texas intermediate pour livraison en juin, référence du marché américain, grimpait de 5,15 % à 100,32 dollars (85,37 euros). Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence internationale, bondissait de 4,57 % à 105,92 dollars (90,14 euros).
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a dit espérer la fin du pouvoir iranien, qui signifierait la chute, « comme un échafaudage », des supplétifs de l’Iran au Yémen (les houthistes), à Gaza (le Hamas) et au Liban (le Hezbollah).
« Est-ce possible ? Oui. Est-ce certain ? Non », a-t-il déclaré à la chaîne américaine CBS, lors d’une interview diffusée dimanche. « L’Iran continue à soutenir ces supplétifs, qui cherchent à produire des missiles balistiques. Nous les avons beaucoup réduits, mais ils sont toujours là et il reste du travail à faire », a observé le chef du gouvernement israélien.
Alors que le président Trump se rend cette semaine en Chine, il a dit savoir que Pékin soutenait l’arsenal militaire de Téhéran. « La Chine donne un certain soutien, en particulier des composants de fabrication de missiles », a-t-il déclaré, sans plus de détails.
M. Nétanyahou a évalué à 3,8 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) l’aide que son pays reçoit chaque année de Washington et dit vouloir réduire ce montant « à zéro », au moment où des voix s’élèvent aux Etats-Unis pour dénoncer le soutien à Israël. « Je crois qu’il est temps que nous apprenions à nous passer de ce soutien militaire, a-t-il estimé. Commençons dès maintenant et avançons sur dix ans. »
« A l’invitation du président Xi Jinping, le président des Etats-Unis d’Amérique, Donald J. Trump, effectuera une visite d’Etat en Chine du 13 au 15 mai », a confirmé ministère des affaires étrangères chinois dans un communiqué.
Lors de ce déplacement, le président américain devrait rencontrer son homologue, Xi Jinping, et discuter de l’Iran et des différends commerciaux entre les deux pays.
La Maison Blanche avait annoncé le déplacement de Donald Trump en Chine pour fin mars-début avril, mais le républicain avait annoncé un report pour la mi-mai, disant vouloir privilégier la gestion de la crise iranienne.
Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse, lundi, en l’absence d’issue en vue au Moyen-Orient et de violences répétées dans le détroit d’Ormuz.
Le baril de brent pour livraison en juillet, référence internationale, augmentait de 2,69 % à 104,01 dollars (88,50 euros environ) avant l’ouverture des marchés asiatiques. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate pour livraison en juin, grimpait de 2,54 % à 97,84 (83,20 euros environ) dollars.
Les ministres de la défense britannique et français coprésideront, mardi, une réunion en visioconférence avec leurs homologues des pays prêts à contribuer à une mission pour sécuriser le détroit d’Ormuz, a annoncé Londres, ce dimanche soir.
La quarantaine de pays impliqués « devraient profiter de la réunion de [mardi] pour discuter et définir leurs contributions militaires à la mission défensive visant à rouvrir et à sécuriser le détroit d’Ormuz lorsque les conditions le permettront », a fait savoir le ministère de la défense britannique dans un communiqué.
A la mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran se sont dits prêts à mettre en place une « mission neutre » afin de sécuriser le détroit, lors d’une conférence coprésidée à Paris par le président français, Emmanuel Macron, et le premier ministre britannique, Keir Starmer.
L’objectif est d’« accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », avait déclaré Emmanuel Macron, tandis que Keir Starmer avait parlé d’une force « pacifique et défensive ». Les Etats-Unis et l’Iran, parties belligérantes au conflit, n’ont pas participé à ses pourparlers.
Londres a déjà annoncé le prépositionnement « au Moyen-Orient », sans plus de précision, d’un destroyer, le HMS Dragon, jusqu’à présent positionné en Méditerranée orientale. De son côté, Paris a annoncé le 6 mai l’envoi dans le Golfe du porte-avions Charles-de-Gaulle.
Lors de la réunion de mardi, « notre rôle sera de veiller à ce que nous ne nous contentions pas de parler, mais que nous soyons prêts à agir », a affirmé John Healey, le ministre de la défense britannique, qui coprésidera la réunion avec son homologue française, Catherine Vautrin.
Donald Trump a fustigé dimanche la réponse apportée par l’Iran à la proposition américaine pour mettre fin à la guerre, la jugeant « totalement inacceptable ». « Je viens de lire la réponse des soi-disant “représentants” de l’Iran. Je ne l’aime pas − C’EST TOTALEMENT INACCEPTABLE ! », a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.
La Chine peut se porter garante de tout accord potentiel entre l’Iran et les Etats-Unis, a écrit, dimanche, sur le réseau social X l’ambassadeur de Téhéran à Pékin. « Tout accord potentiel doit nécessairement s’accompagner de garanties de la part des grandes puissances et être également examiné au Conseil de sécurité des Nations unies », a écrit l’ambassadeur Abdolreza Rahman Fazli.
« La Chine et la Russie sont deux puissances majeures et influentes, et compte tenu de la position de la Chine vis-à-vis de l’Iran et des autres pays de la région du golfe Persique, Pékin peut se porter garant de tout accord », ajoute l’ambassadeur.
En avril, le ministère des affaires étrangères chinois avait déclaré que la Chine « soutient les efforts de médiation du Pakistan et d’autres pays » et qu’elle est disposée à « maintenir la communication et la coordination avec toutes les parties afin de continuer à jouer un rôle constructif dans la recherche de la paix ».
Dans un message sur Truth Social, Donald Trump s’en prend violemment à l’Iran samedi. « L’Iran joue au plus fin avec les Etats-Unis et le reste du monde depuis quarante-sept ans », écrit le président, résumant la stratégie iranienne par une formule lapidaire : « Retarder, retarder, retarder ! »
Il met en cause son prédécesseur Barack Obama, qu’il accuse d’avoir été « bon » avec l’Iran « prenant leur parti, abandonnant Israël et tous les autres alliés, et offrant à l’Iran un nouveau souffle, puissant et durable ». Il poursuit : « Pendant quarante-sept ans, les Iraniens nous ont fait lanterner, tué notre peuple avec leurs engins explosifs improvisés, écrasé des manifestations, et récemment massacré 42 000 manifestants innocents et non armés, tout en se moquant de notre pays, désormais à nouveau GRAND. Ils ne riront plus longtemps. »
Ces déclarations surviennent alors que les négociations entre Washington et Téhéran sur le dossier nucléaire iranien se poursuivent dans un climat de vives tensions.
Le ministère de la santé libanais a annoncé que deux secouristes du comité islamique de la santé, affilié au Hezbollah, avaient été tués et cinq autres blessés dimanche dans des frappes israéliennes sur le sud du pays.
L’armée israélienne a émis des ordres d’évacuation à destination des populations de trois villages. L’Agence nationale de l’information (NNA) libanaise a rapporté des frappes aériennes et des tirs d’artillerie sur plusieurs localités du sud du Liban. Israël a « directement visé, dans deux frappes, deux sites du Comité de la santé », à Qalaouiyeh et à Tibnine, a rapporté le ministère dans un communiqué, dénonçant la « poursuite par Israël de la violation des lois internationales ».
Dans un communiqué, l’armée israélienne a, elle, annoncé avoir frappé dimanche « plus de 20 infrastructures terroristes », dont des centres de commandement du Hezbollah et des entrepôts d’armes.
Lors d’une conférence de presse, dimanche, à Nairobi, le chef de l’Etat a répondu aux menaces de l’Iran et a assuré que la France n’avait « jamais envisagé » un « déploiement » militaire naval dans le détroit d’Ormuz, mais une mission de sécurisation « concertée avec l’Iran ».
Le président français a martelé qu’il s’en tenait à « cette position », qui est de s’opposer à « tout blocus d’où qu’il vienne », côté américain ou iranien, et de « refuser quelque péage d’où qu’il vienne », afin de « permettre la liberté de navigation ». « Il n’a jamais été question d’un déploiement, mais on se tient prêt », a insisté Emmanuel Macron.
« Nous avons bâti une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques, qui a rassemblé 50 pays et organisations internationales pour permettre, de manière concertée avec l’Iran et en déconflictant la chose avec tous les pays de la région et les Etats-Unis, d’assurer dès que les conditions nous permettront la reprise du trafic maritime », notamment pour acheminer les engrais, la nourriture et les hydrocarbures, a-t-il expliqué.
Au deuxième jour de sa tournée en Afrique, le président français a souligné que « le continent africain tout entier est victime aujourd’hui du blocus » du détroit, par lequel transite en temps normal une grande partie du pétrole exporté du Moyen-Orient.
La France a annoncé la semaine dernière que son porte-avions Charles-de-Gaulle avait franchi le canal de Suez pour se tenir prêt en cas de futur mise en œuvre de cette mission.
Kazem Gharibabadi, le vice-ministre des affaires étrangères chargé des affaires juridiques et internationales iranien, a réagi, dimanche, à l’annonce du déploiement de bâtiments militaires français et britanniques dans la région.
Dans un long message publié sur le réseau social X, il affirme que la présence des navires de guerre français et britanniques dans le détroit d’Ormuz ferait l’objet d’une « réponse décisive et immédiate » des forces armées de la République islamique. « Le détroit d’Ormuz n’est pas la propriété collective des puissances extrarégionales », déclare-t-il, rappelant qu’il s’agit « d’une voie d’eau sensible au voisinage d’Etats côtiers » et que la République islamique d’Iran, en tant qu’Etat riverain, détient le droit souverain d’en définir le statut juridique et les modalités de sécurisation.
Il rejette l’argument de la « protection de la navigation », y voyant « une aggravation de la crise, une militarisation d’une voie d’eau vitale » et une tentative de masquer « les véritables causes de l’insécurité dans la région ». Il met en cause les acteurs qui « soutiennent, participent ou se taisent face à l’agression et au blocus ». Il réaffirme que « seule la République islamique d’Iran peut assurer la sécurité dans ce détroit, en temps de guerre comme en temps de paix, et qu’elle n’autorisera aucun pays à s’ingérer dans ces affaires ». Le message conclut en « recommandant fermement » à Paris et Londres de « ne pas compliquer davantage la situation ».
Les opérations israéliennes au Liban ont fait plus de 2 846 morts et 8 693 blessés, entre le 2 mars et le 10 mai, selon le dernier bilan officiel publié dimanche par le ministère de la santé libanais cité par l’agence de presse officielle libanaise ANI.
Un bilan publié vendredi faisait état de 2 750 morts et plus d’un million de déplacés.
Facts Only
Israel conducted military operations in Lebanon against Hezbollah.
Casualties and displacement reported in Lebanon as a result.
The Lebanese government condemns Israeli actions, while Israel justifies them.
Hezbollah is supported by Iran.
Hungary and Poland refuse to support an EU statement criticizing Israel.
France and Germany call for immediate de-escalation of violence.